Road-trip en Islande (5/6) : la péninsule de Snæfellsnes.

partie5_blogbionature_islande

Non, vous ne rêvez pas : on repart enfin en Islande pour la fin du voyage ! Laissé en suspens depuis un an maintenant, le road-trip reprend aujourd’hui son cours sur le blog pour les deux dernières étapes !

Nous nous étions quittés après une journée et une nuit mouvementées où nous avions pu admirer les aurores boréales près d’Akureyri tout au nord du pays ; il est maintenant temps de nous diriger vers l’ouest et la péninsule de Snæfellsnes.

Au programme du jour : environ 5 heures de route pour rallier la petite église noire de Búðir que je tiens absolument à voir !

Après nos péripéties de la nuit, nous ne partons pas très tôt en ce 25 avril et décidons de faire une escale à Blönduós pour nous restaurer un peu. La ville en elle-même ne semble pas plus accueillante que ça mais on y trouve tout de même un musée du textile que j’aurais bien visité pour observer les anciennes broderies islandaises et les costumes traditionnels. Mais à cette période de l’année, il aurait fallu réserver et nous n’avons de plus pas vraiment le temps. Nous admirons donc simplement l’église contemporaine que je trouve personnellement superbe.

blonduos_blogbionature (1)blonduos_blogbionature (2)

Cap ensuite à l’Ouest, direction Borgarnes, grosse (!) bourgade d’environ 2000 habitants, elle est surtout  située sur l’une des premières zones de peuplement en Islande et propose pas mal de choses à faire.
Malheureusement pour nous, la saison touristique n’ayant pas encore commencé, nous arrivons trop tard pour visiter le musée de la colonisation, apparemment très chouette pour qui s’intéresse aux Sagas.
Nous faisons un petit tour rapide mais la pluie et le froid nous poussent finalement à regagner notre Grosse Dondon rapidement après avoir observé d’anciennes maisons aux toits de tourbe.

borgarnes_blogbionature
Nous n’avons pas encore vraiment décidé Lire la suite

Road-trip en Islande (4/6) : baleines fantômes & aurores boréales.

icelande_blogbionature_header_4

Reprenons aujourd’hui la route là où nous l’avions laissée lors de notre dernière étape, tout prêt de la ville d’Húsavík dans la municipalité de Norðurþing au nord-est du pays (après un réveil plus que frisquet dans un camping-car gelé car notre loueur ne vérifie visiblement pas l’état de ses bonbonnes de gaz avant de laisser partir ses clients dans la nature… mais brrrref !).

Si cette petite bourgade de moins de 2500 âmes s’avère être le premier endroit où les Vikings auraient accosté à la fin du 9e siècle, elle est aujourd’hui surtout connue pour être la capitale européenne de l’observation des baleines. En effet, de nombreux cétacés fréquentent sa baie, en particulier les baleines de Minke et les baleines à bosse. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que nous avions décidé de venir y faire un tour !

Plusieurs compagnies proposent des sorties en mer pour observer les baleines sur d’anciens bateaux de pêche reconvertis. Notre choix se porte sur North Sailing qui nous parait être une compagnie responsable au niveau environnemental, et respectueuse des baleines, même si ça n’est pas la seule (Gentle Giants a l’air pas mal également par exemple).
Je trouve personnellement important que les compagnies proposant de telles activités cherchent en parallèle à sensibiliser les touristes au sort des cétacés en prenant par exemple clairement position contre la chasse et la consommation de viande de baleine (qui pose un réel problème en Islande, du fait des touristes).

LogoGraphic01

(Pour plus d’infos, n’hésitez pas à vous rendre ici)

Nous aurions bien aimé pouvoir opter pour le tour silencieux et neutre en carbone  mais malheureusement, nous sommes le 24 avril, et il n’est proposé qu’à partir du mois de mai. Nous aurions également aimé pouvoir nous rabattre sur une sortie combinée afin de pouvoir observer à la fois les baleines et les macareux qui commencent tout juste à revenir, mais la mer est pour l’instant démontée et le tour ne peut pas avoir lieu.

On nous conseille donc, à l’accueil de North Sailing, de patienter un moment afin de voir si les conditions s’améliorent et si nous pouvons quand même envisager d’aller observer uniquement les baleines. Bingo, un petit moment plus tard, Lire la suite

Road-trip en Islande (3/6) : au Nord toute !

islande_part3_blogbionature

Hello ! Je sais qu’il y en a parmi vous qui attendaient la suite du périple islandais avec impatience ; j’espère donc que ce troisième épisode sera apprécié !
Et si vous souhaitez retrouver les aventures précédentes, c’est par ici que ça se passe :

  1. Du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir.
  2. Cap sur la lagune glaciaire de Jökulsárlón.

Je vous épargne le suspens dès le début : cette partie du voyage a été ma préférée, le nord de l’Islande possède une beauté lunaire, bouillonnante, à couper le souffle !

Reprenons donc le cours du voyage aujourd’hui, 23 avril, au départ de notre petit canyon, où nous nous réveillons avec un peu de neige et les cris des oies sauvages, pour remonter en direction de la région de Mývatn, au nord-est du pays. La route est superbe et la neige ne nous quitte pas : cette journée s’annonce vraiment sous les meilleurs auspices !

blogbionature_iceland_landscape

Vatn, en islandais, signifie lac ; Mývatn est donc le « lac aux moucherons ». Pas forcément très engageant de prime abord j’en conviens ! Mais il serait bien bête de s’arrêter à ce nom tant la région possède de trésors à révéler. En outre, si, comme nous, vous voyagez durant la saison froide, aucun risque d’être pris pour cible par les cousins des fameux « midges » écossais !

islande_blogbionature

islande_montagnes_blogbionature

Après avoir effectué une bonne partie de la route de la matinée sous la neige, le ciel commence à se dégage et nous arrivons à Hverir avec le soleil. Nous apercevons de la fumée au loin et commençons à sentir une odeur de souffre : pas de doute nous sommes au bon endroit ! Le paysage ocre est sublime. Du rouge, du brun, du jaune. Nous en prenons déjà plein les yeux.
Nous Lire la suite

Road-trip en Islande (2/6) : cap sur la lagune glaciaire de Jökulsárlón.

blogbionature_jokulsarlon_header

Lors de la précédente étape, nous nous étions quittés à Vík, deux jours seulement après le début du périple.
Au matin du 21 avril, après un dernier moment à observer le paysage depuis l’église de Vík, nous avons repris la route sous un soleil de plomb avec pour objectif la lagune glaciaire de Jökulsárlón, deuxième endroit clé que je ne voulais manquer sous aucun prétexte, et où je souhaitais pouvoir passer du temps.

200 km environ séparent ces deux endroits et la route peut se faire en 2h15 si l’on choisit de ne pas s’arrêter. On peut également opter au contraire pour l’option « longue » et décider d’étirer cette partie du voyage pour profiter pleinement de la région de Skaftafell, la partie sud du parc national du Vatnajökull (qui couvre près de 14% du territoire islandais !).
Nous aurions pu partir plus tôt de Vík pour faire une petite promenade de deux heures pour aller voir par exemple Svartifoss, la cascade noire et ses orgues basaltiques, mais pour ce premier séjour islandais, nous avions choisi de sauter l’étape Skaftafell (pourquoi ne pas revenir y passer du temps en hiver par exemple ?) et de nous diriger directement ou presque sur Jökulsárlón !

En partant de Vík, nous avons laissé dernière nous les paysages et les couleurs me rappelant l’île de Skye pour traverser de grandes étendues noires, des champs de coussins de lave recouvert de mousses vertes, puis des glaciers bleutés en arrivant à destination.

Et franchement, là encore je n’ai pas été déçue ; la plage de diamant et la lagune glaciaire sont largement à la hauteur de leur réputation !
J’ai énormément apprécié d’avoir le temps de regarder les icebergs respirer au rythme des vagues sur la plage noire sous un ciel bleu, limpide.
Comme nous avions décidé de passer la nuit à cet endroit, nous avons ensuite eu le temps d’admirer la lumière changer au dessus de la lagune, de voir les phoques jouer dans les eaux froides et les touristes s’en aller petit à petit pour laisser place au calme de la soirée avec une vue imprenable sur les géants de glace en mouvement perpétuel.

 

Astuce : Lire la suite

Road-trip en Islande (1/6) : du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir.

islande_header1_blogbionature

Alors qu’il commence à faire bien (trop) chaud en France, je vous propose aujourd’hui d’embarquer avec moi pour la première étape d’un périple, entre glaciers et volcans, au pays des fées, des sources chaudes et de Sigur Rós : l’Islande !

Dans un coin de ma tête depuis l’école primaire, ce pays magique, avec ses aurores boréales, m’a toujours fait rêver. Cependant, il me semblait jusqu’à présent inaccessible car bien trop cher, même pour moi qui ai l’habitude de voyager en Europe du Nord et en Scandinavie, et de traquer les bons plans un peu partout !

Mais à force de rêver de voir ça de mes propres yeux, j’ai fini par me dire qu’il fallait que je m’en donne enfin les moyens… et j’ai donc fini par m’envoler vers Reykjavík en avril dernier !

Je suis partie avec Monsieur Bio pour 10 jours de périple en camping-car autour du pays. Nous avions choisi, pour ce premier voyage en terres islandaises, de suivre la route circulaire et de faire un détour par la péninsule de Snaefellsnes.

L’Islande est devenue une destination très touristique ces dernières années et je n’avais pas du tout envie de me retrouver confrontée aux hordes de touristes ; partir hors-saison était donc une évidence.
De plus, cela nous a également permis de pouvoir louer un camping-car 40% moins cher qu’en plein été. En choisissant ce moyen de transport nous avions opté pour une totale autonomie et n’avons donc pas eu à nous soucier du tout de trouver/réserver des hébergements (nous n’avons même pas passé une seule nuit dans un camping). Nous étions également tranquilles pour les repas que nous avons toujours pu préparer nous-même en faisant nos propres courses.
La désavantage de ce mode de transport étant que du coup, les Hautes Terres, au centre de l’Islande, nous étaient totalement inaccessibles car il faut un véhicule 4×4 pour pouvoir y accéder. Très honnêtement, cela était vraiment très loin d’être un souci pour différentes raisons :
– au mois d’avril la météo est encore rude et la majorité des routes des Hautes Terres est de toute façon fermée à la circulation,
– pour une première découverte de l’Islande, la route circulaire permet déjà de voir énormément de choses,
– et surtout, vous commencez à me connaître, cela fait un bon prétexte pour revenir !

Nous somme donc partis de Genève le 19 avril pour un vol direct sur Keflavík, l’aéroport situé à moins de 40 minutes de routes de Rekjavík.
Le voyage dure environ 4h, mais avec le décalage horaire d’une heure et le fait que l’Islande ne passe pas à l’heure d’été, nous avons eu l’impression d’arriver seulement 2h après notre départ !
Nous nous somme tout de suite dirigés vers notre agence de location afin de récupérer le camping-car et cela a pris bien plus de temps que prévu ! (Je ne vais pas m’étendre là-dessus pour le moment, mais je pense vous préparer un petit article avec quelques conseils, pourquoi pas une estimation des coûts du voyage etc… si cela vous intéresse et que vous comptez à votre tour vous rendre en Islande.)
Bref, après avoir perdu pas loin de 2h, nous étions enfin au volant de l’engin, immédiatement rebaptisée « La Grosse Dondon »,  et en route pour le premier arrêt du voyage : Lire la suite

J’ai compensé l’empreinte carbone de mon voyage à Londres.

avion_header

Me revoilà pour parler à nouveau un peu de mon séjour à Londres ! Enfin plus exactement de son empreinte carbone
Car c’est bien beau d’aller acheter mes produits de beauté made in England directement à la source, mais il a bien fallu que je me rende à Londres ! Et comme je ne sais toujours pas me télé-transporter, j’ai bien été obligée de voyager de manière plus classique !

J’adore prendre le train ou le ferry et j’aime me déplacer lentement, mais parfois, il faut bien que je me rende à l’évidence : je ne suis pas détachée de mon contexte, et cela implique donc malheureusement des contraintes de temps. En plus de cela, je dois bien avouer que pour aller à Londres, l’avion reste le moyen de transport le plus abordable depuis Grenoble.

Du coup, je me suis un peu penchée sur la question de la compensation carbone qui me trottait dans la tête depuis un moment déjà.

Si la première chose à faire pour réduire son empreinte carbone est bien entendu d’évaluer ses émissions et de prendre les mesures nécessaires afin de les réduire, il reste cependant des postes pour lesquels c’est plus compliqué.

compensation_carbone_ademeIllustration issue du guide de l’ADEME sur la compensation volontaire

Par exemple, j’ai de mon côté Lire la suite

Mes adresses bio, végé-friendly & vegan à Oslo.

Oslo city guide BlogBioNature

Lors de ma dernière visite à Oslo le mois dernier, j’ai eu le plaisir de découvrir que la capitale norvégienne n’était pas en reste du côté bio, végétarien, et même végétalien, de la force !

Quand je voyage, même si l’inconnu est toujours appréciable, j’adore également revenir dans des endroits que j’ai déjà visités. Pour en saisir l’évolution, voir comment les choses se dessinent au fil du temps, mais également pour m’y projeter un peu plus comme une « locale ». Je ne peux en effet pas m’empêcher, à chaque nouvel endroit découvert, de me poser la question : « est-ce que je pourrais vivre ici ? »

Oslo fait très clairement partie des villes pour lesquelles je réponds oui sans aucune hésitation depuis mes deux derniers séjours. Et encore plus maintenant que j’ai découvert quelques adresses intéressantes de restaurants végé-friendly et autres épiceries bio !

Voici donc mon city guide végé et bio d’Oslo !

Røtter
Ullevålsveien 39, 0171 Oslo
Ouvert tous les jours jusqu’à 21h // Bio // Végé et vegan-friendly

rotter_oslo

Røtter est un petit magasin bio où l’on retrouve fruits, légumes, produits d’épicerie, très bons pains, mais aussi pas mal de produits cosmétiques biologiques, dont certains made in Norway (je vous en reparle très bientôt par ici d’ailleurs !).

Il y a une seconde adresse dans Oslo (Røtter Frogner / Colbjørnsensgate 12), mais je n’ai visité que celle-ci, située dans le très chouette quartier de St Hanshaugen qui m’a servi de base lors de ce séjour. Røtter se trouvait jute à l’angle de ma rue, ce qui s’est avéré bien pratique pour aller acheter mes pâtes bio la veille du semi-marathon ! J’ai à chaque fois bien discuté avec les employés que j’ai trouvés vraiment sympathiques et qui connaissaient bien leurs produits !
Les prix sont élevés mais en faisant son choix attentivement, on peut s’en tirer à peu près correctement ! Cependant, pour un meilleur rapport qualité/prix, il faut apparemment se rendre chez Sunkost Gunerius (Storgaten, 32) que je n’ai pas eu l’occasion de tester. Lire la suite

Escales et découvertes le long du canal.

Croisière fluviale sur le canal de Digoin à Roanne.
Les Canalous / 13 et 14 juin 2015

Comme promis vendredi, je vous emmène aujourd’hui à la découverte des endroits où nous nous sommes arrêtés lors de notre petite escapade, mais aussi à la rencontre des animaux qui ont croisé notre chemin !

En prenant son temps sur le canal, on aperçoit facilement de chouettes endroits où l’on a envie de s’arrêter. Et comme il est autorisé d’amarrer sont bateau là où l’on veut (sauf sous les ponts et dans les écluses bien sûr), il est assez facile de faire un saut à terre !

Le premier jour, nous avions décidé d’aller faire un tour en fin d’après-midi à Marcigny et nous avions en plus besoin d’acheter de l’eau avant la nuit. Nous nous sommes donc arrêtés un peu après l’écluse de Bourg-le-Comte, au niveau de Chambilly.

Croisière fluviale sur le canal de Digoin à Roanne. Les Canalous / 13 et 14 juin 2015

Chambilly est un petit village d’environ 500 habitants Lire la suite

Au fil de l’eau.

On se retrouve aujourd’hui pour la seconde partie de nos aventures fluviales en Bourgogne.
Comme vous aviez déjà pu le constater grâce à l’article précédent, le soleil était bien au rendez-vous pour notre départ de Digoin samedi en début d’après-midi !

Pour ce premier week-end de navigation, nous avion le choix entre différentes options :
– le canal du centre, qui relie les vallées de la Loire et de la Saône, en direction de Chalon.
– Le canal latéral à la Loire, en direction de Nevers.
– Le canal de Roanne à Digoin, également surnommé le canal tranquille !

J’avais très envie de visiter Paray-le-Monial et sa basilique du Sacré-Cœur, mais partir dans cette direction ne semblait pas vraiment être le choix le plus judicieux pour une première navigation :  trop d’écluses !
Nous avons donc opté pour le canal tranquille, reliant Digoin à Roanne, apparemment beaucoup plus orienté nature.

Monsieur Bio s’est donc attelé à la difficile tâche de me trimballer pendant que je me faisais bronzer sur le pont 😉

Mais attention, n’allez pas croire que nous n’avons fait que nous la couler douce ! Lire la suite

Petite initiation à la navigation fluviale.

blobgionature-canaux

On vous fait parfois des propositions qui ne se refusent pas…
J’avoue que lorsque j’ai été contactée par France Passion Plaisance pour découvrir leurs services et aller naviguer sur un chouette bateau sans permis, je n’ai pas vraiment eu besoin d’hésiter longtemps 😀 ! Je n’avais encore jamais eu l’occasion de pratiquer le tourisme fluvial, et j’étais donc enchantée d’avoir la possibilité de découvrir tout ça ! D’autant plus que lors de mes vacances je loge dès que possible près des anciens docks ou des canaux selon les endroits, que j’ai toujours été fascinée par les péniches, et que lorsque j’habitais encore à Birmingham, j’adorais le quartier des canaux justement !

Et voilà qu’après plusieurs échanges de mails et coups de fils avec Cyril et Elza afin de trouver la bonne date et le lieu de départ le plus pratique, je suis donc partie le week-end dernier avec Monsieur Bio pour deux jours de navigation en Bourgogne, à partir de la base de Digoin !


Nous sommes arrivés samedi matin à Digoin sous un soleil radieux : le week-end ne pouvait pas mieux commencer !
Les derniers papiers remplis, nous avons donc eu droit a une formation afin d’apprendre à nous servir de Gillian, le Tarpon 37 Duo Prestige (oui, Madame, oui Monsieur, parfaitement !!) qui allait devenir à la fois notre maison et notre moyen de transport pour les deux jours à venir.

Lire la suite