Voyages immobiles : l’Écosse sur le petit écran.

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Après notre échappée écossaise cinématographique du mois de mai, on se retrouve aujourd’hui pour la suite de l’aventure !
Je vous propose cette fois de découvrir le pays sur petit écran, au travers de 8 séries et un petit bonus de 3 émissions de télévision. L’éclectisme est encore de mise dans ma sélection. Il devrait logiquement y en avoir pour tous les goûts ou presque : pas mal de séries policières et de thrillers, des aventures familiales, un soupçon de romance et de voyage dans le temps, des réalisations très modernes, et certaines au charme un peu plus suranné. Bref, c’est parti pour ce deuxième volet !

Mon coup de cœur de la sélection n’est probablement pas la série la plus originale du lot mais je l’ai littéralement dévorée, et j’attends la suite avec une grande impatience. Celles et ceux qui ont déjà eu l’occasion de la visionner auront sans doute reconnu la maison dans l’en-tête de cet article, car je veux bien-sûr parler de Shetland !

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SHETLAND
Première diffusion : 2013
Nombre de saisons : 5 pour le moment
Durée des épisodes : 1h


Comme son nom l’indique, cette série nous emmène avec elle dans l’archipel des Shetland, tout au nord de l’Écosse, où l’influence norvégienne n’est jamais très loin. On y suit l’inspecteur Jimmy Perez et ses deux acolytes, Tosh et Sandy.

Les enquêtes, toujours bien ficelées, courent sur 2, 4 ou 6 épisodes selon les saisons, et nous font découvrir Lerwick à l’occasion du festival viking annuel Up Helly Aa, Fair Isle et son centre d’observation des oiseaux, Glasgow, et même Bergen de l’autre côté de la mer du Nord.

Sous son apparent classicisme, cette série est pourtant moderne dans son écriture. Elle a l’immense mérite à mon sens d’essayer de sortir des représentations habituelles et d’éviter les caricatures. Le casting est varié, et certains sujets plus que souvent abordés sous un angle racoleur et vide de fond, sont traités plus en nuances.

Les magnifiques paysages y tiennent une place prépondérante, et le mode de vie insulaire insuffle une ambiance bien particulière.
Si vous aimez la trilogie écossaise de Peter May et les polars de Ragnar Jónasson, cette série est pour vous !


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Première diffusion : 2019
Nombre de saison : 1 pour le moment
Durée des épisodes : 1h


Deuxième coup de cœur pour moi, Guilt est une mini-série (4 épisodes) surprenante, complètement hybride. Pas grand chose à voir avec Shetland, si ce n’est l’acteur Mark Bonnar qui tient ici dans l’un des deux rôles principaux.

Max et Jake, deux frères qui n’ont pas l’air de partager quoi que ce soit, se retrouvent liés par un secret embarrassant, et embarqués dans une spirale de mensonges après avoir accidentellement renversé un homme en pleine nuit devant chez lui. Ayant découvert que l’homme en question est en fin de vie, ils décident en effet de ne pas endosser leurs responsabilités et de ne pas alerter la police ni les secours.

Le spectateur se retrouve dès cette scène d’ouverture plongé dans une ambiance étrange, où la tension est contrebalancée par un humour singulier. Tout au long des quatre épisodes, l’atmosphère oscille de manière maitrisée entre thriller, drame et comédie. La passion pour la musique de Jake et son magasin de vinyles situé dans le quartier de Leith à Édimbourg, m’ont évidemment totalement conquise avec leur gros côté High Fidelity, très inattendu dans ce genre de série !

La réalisation est excellente, les décors et les lumières extrêmement soignés, le jeu de Mark Bonnar, théâtral à l’extrême est pourtant incroyablement adapté au personnage de Max. Autant vous dire que j’attends la deuxième saison, normalement prévue pour une diffusion cette année, avec impatience là encore ! Lire la suite

Voyages immobiles : l’Écosse au cinéma.

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Si les restrictions dues à la pandémie actuelle commencent peu à peu à être levées chez nous, les voyages internationaux ne sont toujours pas vraiment d’actualité avec les limitations et situations différentes selon les pays.

Outre le contexte particulier que nous connaissons maintenant depuis plus d’un an, il n’est de plus malheureusement pas à la portée de toutes les personnes qui le souhaitent de pouvoir voyager comme elles aimeraient le faire.

C’est pour ces raisons que j’ai décidé de vous proposer une nouvelle rubrique par ici, intitulée Voyages immobiles (petit clin d’œil à un titre d’Étienne Daho, coucou maman 😉 ) où je souhaite explorer les pays que j’aime et ceux qui me font rêver à travers le prisme de la culture en général, et plus particulièrement de la pop culture.

Et je ne pouvais évidemment pas commencer par une autre nation que l’Écosse, tant je passe de temps à explorer méthodiquement films, séries, livres et disques made in Scotland, ainsi qu’œuvres étrangères évoquant le pays au chardon.
J’ai déjà accumulé tellement de matière que le meilleur moyen d’en partager un maximum avec vous maintenant sans que cela soit trop indigeste, me semble être un simple tri par type d’œuvres. En avant donc pour cette première partie où il sera question de cinéma, avec pas moins de 23  films !

Les classer pour vous les présenter sans partir dans tous les sens s’est avéré être un véritable casse-tête, et j’ai fini par m’arrêter sur une organisation principalement géographique, avec quelques exceptions.
Vous retrouverez également en fin d’article un tableau récapitulatif regroupant certaines caractéristiques de tous ces films. Selon votre humeur et vos envies du moment, il vous aidera je l’espère à choisir le plus adapté.
Préparez une tasse de thé, nous sommes en route pour l’article le plus long du blog, et ça n’est pas un mince exploit ! Let’s go!

/// EDIMBOURG ///
  • Trainspotting / Danny Boyle, 1996
    Impossible pour moi de tourner mille ans autour du pot, je commence directement par l’un de mes films préférés de tous les temps ! Ultra connu et incontournable, je le trouve toujours aussi réussi 25 ans après sa sortie. C’est l’exemple même d’une adaptation impeccable de roman sur grand écran.
    La BO est canon, la réalisation inspirée, le casting remarquable, le monologue d’introduction culte (le fameux « Choose life »).
    On y suit Renton (Ewan McGregor), Spud et Sick Boy, 3 junkies de Leith le quartier des docks d’Édimbourg, et leur pote complétement allumé Begbie (Rober Carlyle) dans leur dérive plus ou moins volontaire, dans une Écosse des années 90 loin de faire rêver.
    « Foutus ratés dans un pays de ratés. C’est inutile de reprocher aux anglais de nous avoir colonisés. Je ne hais pas les anglais. Ce ne sont que des branleurs. Nous sommes colonisés par des branleurs. On n’a même pas été capables de trouver une civilisation saine, radieuse, honnête pour nous envahir.[…] Je ne hais pas les Anglais. Ils font ce qu’ils peuvent avec leur propre merde. Je hais les Écossais. »

    J’ai également pris énormément de plaisir à retrouver les protagonistes en 2017 dans une suite bien plus qu’honorable, toujours réalisée par Danny Boyle, et simplement intitulée Trainspotting T2.

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  • Petits meurtres entre amis / Danny Boyle, 1994
    Danny Boyle aurait-t-il été le réalisateur préféré et Ewan McGregor l’acteur favori de mon adolescence ? Oui, cent fois oui ! Petits meurtres entre amis, premier long métrage du réalisateur et première collaboration avec son acteur fétiche, est pour moi le summum de la comédie noire. Le film nous embarque dans le grand appartement d’Édimbourg d’un trio d’amis mal assortis à la recherche du colocataire idéal. Les ennuis commencent lorsqu’ils retrouvent le corps de l’heureux élu dans sa chambre quelques heures seulement après son emménagement, accompagné d’un mallette pleine de billets.

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  • My name is Hallam Foe / David Mackenzie, 2007
    Voilà un film qui aurait facilement pu être totalement glauque avec son postulat de départ bien dérangeant. Hallam, un jeune garçon de 17 ans qui n’arrive pas à se remettre de la mort de sa mère, fuit la maison familiale désormais occupée par son père et une belle-mère avec laquelle il entretient des rapports troubles, pour s’installer à Édimbourg. Là, il trouve un poste de plongeur dans la restauration et tombe amoureux de sa supérieure, portrait craché de sa défunte mère. Il passe alors son temps libre à l’épier depuis les combles qu’il squatte dans l’immeuble où il travaille.
    J’ai été bluffée par le jeu de Jamie Bell (souvenez-vous Billy Elliot) dans ce rôle de jeune homme à la fois voyeur et romantique, déconnecté de la réalité et totalement humain. Édimbourg est filmée de façon très poétique et ce film a été un vrai coup de cœur pour moi !

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  • L’Illusionniste / Sylvain Chomet, 2010
    Petit bijou de film d’animation par le réalisateur des Triplettes de Belleville, inspiré par une œuvre inédite de Jacques Tati.
    Les aventures de Tatichef, un illusionniste dont la carrière française semble à bout de souffle, nous entrainent avec lui dans sa quête de renaissance au cœur du Édimbourg des années 50 magnifiquement mis en images.

  • Sunshine on Leith / Dexter Fletcher, 2013
    Comédie musicale romantique plutôt gentillette, Sunshine on Leith est un « feel good movie » parfait quand Lire la suite

Trois jours à Dublin en automne.

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Hello ! Comme je l’évoquais il y a une quinzaine de jours, le voyage risque fort d’occuper une place un peu plus conséquente qu’avant sur le blog car c’est vraiment quelque chose d’important pour moi, et que l’on me pose très souvent des questions au sujet de mes vadrouilles.

Si vous me suivez depuis un moment, vous connaissez sans aucun doute ma passion pour l’Écosse ! Notre petite escapade du jour va donc probablement vous surprendre car ça n’est pas dans les Highlands, ni dans les Hébrides, que j’ai choisi de vous emmener pour le moment, mais bien en… Irlande !
Assez étrangement, je n’avais jamais vraiment eu envie de m’y rendre malgré d’évidents points commun avec le pays des chardons et du tartan que j’aime tant !
Un concours de circonstance heureux a pourtant fini par me décider à mettre le cap sur Dublin, la capitale de la république d’Irlande, à l’automne 2017.

C’est donc un samedi matin que je débarque pour la première fois dans la plus grande ville du pays, avec devant moi 3 jours pour la découvrir. Autant vous le dire tout de suite : il y a beaucoup à faire à Dublin, je ne m’attendais pas réellement à une ville si riche de trésors à explorer (ni à autant de touristes, conséquence directe de ce foisonnement j’imagine).
Avant le départ, j’avais établi une liste des différentes choses qui me tentaient, et essayé de me faire une petite feuille de route en tenant compte d’horaires d’ouverture parfois restreints en automne. Mais finalement, ça n’est qu’une fois sur place que mon séjour s’est réellement dessiné !

Voilà ce que j’ai personnellement choisi d’explorer, entre ville et nature, découvertes culturelles et shopping local, endroits sur-fréquentés et lieux beaucoup plus confidentiels.

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Samedi 21 octobre : une journée sous le signe de la culture.

Après avoir récupéré les clés de mon logement (une chambre chez l’habitant) situé juste à côté de la distillerie Jameson dans le quartier de Smithfield, je pars immédiatement tâter le terrain en longeant la Liffey, le fleuve qui traverse Dublin. La balade est très agréable, une partie est même aménagé en petite promenade piétonne, aux abords du célèbre Ha’Penny Bridge. Les quartiers au bord de l’eau sont presque toujours mes préférés alors je prends mon temps pour profiter de l’ambiance automnale, sous un ciel très bas, assorti d’un fin crachin.

Si je remonte jusqu’à O’Connell Street, la grosse artère commerçante de la ville, je ne m’y attarde pas car il y a nettement mieux à faire en traversant le fleuve !
Après avoir déambulé un peu dans le quartier de Temple Bar et ses petites rues pavées très sympathiques malgré le monde, mon premier véritable point de chute est la Gallery of Photography. Cette espace dédié à la photographie contemporaine propose à la fois des expositions gratuites, une belle librairie spécialisée, un labo argentique et numérique, des cours de photo, etc… Au moment de mon passage, une expo de Kate Nolan invitait le visiteur à explorer la notion de frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, plus que jamais d’actualité en cette période floue de Brexit.

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Après cette première mise en bouche culturelle, je continue un peu l’exploration des rues avoisinantes mais le temps décidant de tourner à la grosse pluie, je choisis de me diriger vers le Trinity College, afin d’admirer le Book of Kells et la Old Library (♥). Évidemment, c’est l’une des attractions principales de Dublin et il y a la queue pour entrer. Cependant, Lire la suite

Road-trip en Islande (4/6) : baleines fantômes & aurores boréales.

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Reprenons aujourd’hui la route là où nous l’avions laissée lors de notre dernière étape, tout prêt de la ville d’Húsavík dans la municipalité de Norðurþing au nord-est du pays (après un réveil plus que frisquet dans un camping-car gelé car notre loueur ne vérifie visiblement pas l’état de ses bonbonnes de gaz avant de laisser partir ses clients dans la nature… mais brrrref !).

Si cette petite bourgade de moins de 2500 âmes s’avère être le premier endroit où les Vikings auraient accosté à la fin du 9e siècle, elle est aujourd’hui surtout connue pour être la capitale européenne de l’observation des baleines. En effet, de nombreux cétacés fréquentent sa baie, en particulier les baleines de Minke et les baleines à bosse. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que nous avions décidé de venir y faire un tour !

Plusieurs compagnies proposent des sorties en mer pour observer les baleines sur d’anciens bateaux de pêche reconvertis. Notre choix se porte sur North Sailing qui nous parait être une compagnie responsable au niveau environnemental, et respectueuse des baleines, même si ça n’est pas la seule (Gentle Giants a l’air pas mal également par exemple).
Je trouve personnellement important que les compagnies proposant de telles activités cherchent en parallèle à sensibiliser les touristes au sort des cétacés en prenant par exemple clairement position contre la chasse et la consommation de viande de baleine (qui pose un réel problème en Islande, du fait des touristes).

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(Pour plus d’infos, n’hésitez pas à vous rendre ici)

Nous aurions bien aimé pouvoir opter pour le tour silencieux et neutre en carbone  mais malheureusement, nous sommes le 24 avril, et il n’est proposé qu’à partir du mois de mai. Nous aurions également aimé pouvoir nous rabattre sur une sortie combinée afin de pouvoir observer à la fois les baleines et les macareux qui commencent tout juste à revenir, mais la mer est pour l’instant démontée et le tour ne peut pas avoir lieu.

On nous conseille donc, à l’accueil de North Sailing, de patienter un moment afin de voir si les conditions s’améliorent et si nous pouvons quand même envisager d’aller observer uniquement les baleines. Bingo, un petit moment plus tard, Lire la suite

Road-trip en Islande (3/6) : au Nord toute !

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Hello ! Je sais qu’il y en a parmi vous qui attendaient la suite du périple islandais avec impatience ; j’espère donc que ce troisième épisode sera apprécié !
Et si vous souhaitez retrouver les aventures précédentes, c’est par ici que ça se passe :

  1. Du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir.
  2. Cap sur la lagune glaciaire de Jökulsárlón.

Je vous épargne le suspens dès le début : cette partie du voyage a été ma préférée, le nord de l’Islande possède une beauté lunaire, bouillonnante, à couper le souffle !

Reprenons donc le cours du voyage aujourd’hui, 23 avril, au départ de notre petit canyon, où nous nous réveillons avec un peu de neige et les cris des oies sauvages, pour remonter en direction de la région de Mývatn, au nord-est du pays. La route est superbe et la neige ne nous quitte pas : cette journée s’annonce vraiment sous les meilleurs auspices !

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Vatn, en islandais, signifie lac ; Mývatn est donc le « lac aux moucherons ». Pas forcément très engageant de prime abord j’en conviens ! Mais il serait bien bête de s’arrêter à ce nom tant la région possède de trésors à révéler. En outre, si, comme nous, vous voyagez durant la saison froide, aucun risque d’être pris pour cible par les cousins des fameux « midges » écossais !

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Après avoir effectué une bonne partie de la route de la matinée sous la neige, le ciel commence à se dégage et nous arrivons à Hverir avec le soleil. Nous apercevons de la fumée au loin et commençons à sentir une odeur de souffre : pas de doute nous sommes au bon endroit ! Le paysage ocre est sublime. Du rouge, du brun, du jaune. Nous en prenons déjà plein les yeux.
Nous Lire la suite

Road-trip en Islande (2/6) : cap sur la lagune glaciaire de Jökulsárlón.

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Lors de la précédente étape, nous nous étions quittés à Vík, deux jours seulement après le début du périple.
Au matin du 21 avril, après un dernier moment à observer le paysage depuis l’église de Vík, nous avons repris la route sous un soleil de plomb avec pour objectif la lagune glaciaire de Jökulsárlón, deuxième endroit clé que je ne voulais manquer sous aucun prétexte, et où je souhaitais pouvoir passer du temps.

200 km environ séparent ces deux endroits et la route peut se faire en 2h15 si l’on choisit de ne pas s’arrêter. On peut également opter au contraire pour l’option « longue » et décider d’étirer cette partie du voyage pour profiter pleinement de la région de Skaftafell, la partie sud du parc national du Vatnajökull (qui couvre près de 14% du territoire islandais !).
Nous aurions pu partir plus tôt de Vík pour faire une petite promenade de deux heures pour aller voir par exemple Svartifoss, la cascade noire et ses orgues basaltiques, mais pour ce premier séjour islandais, nous avions choisi de sauter l’étape Skaftafell (pourquoi ne pas revenir y passer du temps en hiver par exemple ?) et de nous diriger directement ou presque sur Jökulsárlón !

En partant de Vík, nous avons laissé dernière nous les paysages et les couleurs me rappelant l’île de Skye pour traverser de grandes étendues noires, des champs de coussins de lave recouvert de mousses vertes, puis des glaciers bleutés en arrivant à destination.

Et franchement, là encore je n’ai pas été déçue ; la plage de diamant et la lagune glaciaire sont largement à la hauteur de leur réputation !
J’ai énormément apprécié d’avoir le temps de regarder les icebergs respirer au rythme des vagues sur la plage noire sous un ciel bleu, limpide.
Comme nous avions décidé de passer la nuit à cet endroit, nous avons ensuite eu le temps d’admirer la lumière changer au dessus de la lagune, de voir les phoques jouer dans les eaux froides et les touristes s’en aller petit à petit pour laisser place au calme de la soirée avec une vue imprenable sur les géants de glace en mouvement perpétuel.

 

Astuce : Lire la suite

Road-trip en Islande (1/6) : du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir.

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Alors qu’il commence à faire bien (trop) chaud en France, je vous propose aujourd’hui d’embarquer avec moi pour la première étape d’un périple, entre glaciers et volcans, au pays des fées, des sources chaudes et de Sigur Rós : l’Islande !

Dans un coin de ma tête depuis l’école primaire, ce pays magique, avec ses aurores boréales, m’a toujours fait rêver. Cependant, il me semblait jusqu’à présent inaccessible car bien trop cher, même pour moi qui ai l’habitude de voyager en Europe du Nord et en Scandinavie, et de traquer les bons plans un peu partout !

Mais à force de rêver de voir ça de mes propres yeux, j’ai fini par me dire qu’il fallait que je m’en donne enfin les moyens… et j’ai donc fini par m’envoler vers Reykjavík en avril dernier !

Je suis partie avec Monsieur Bio pour 10 jours de périple en camping-car autour du pays. Nous avions choisi, pour ce premier voyage en terres islandaises, de suivre la route circulaire et de faire un détour par la péninsule de Snaefellsnes.

L’Islande est devenue une destination très touristique ces dernières années et je n’avais pas du tout envie de me retrouver confrontée aux hordes de touristes ; partir hors-saison était donc une évidence.
De plus, cela nous a également permis de pouvoir louer un camping-car 40% moins cher qu’en plein été. En choisissant ce moyen de transport nous avions opté pour une totale autonomie et n’avons donc pas eu à nous soucier du tout de trouver/réserver des hébergements (nous n’avons même pas passé une seule nuit dans un camping). Nous étions également tranquilles pour les repas que nous avons toujours pu préparer nous-même en faisant nos propres courses.
La désavantage de ce mode de transport étant que du coup, les Hautes Terres, au centre de l’Islande, nous étaient totalement inaccessibles car il faut un véhicule 4×4 pour pouvoir y accéder. Très honnêtement, cela était vraiment très loin d’être un souci pour différentes raisons :
– au mois d’avril la météo est encore rude et la majorité des routes des Hautes Terres est de toute façon fermée à la circulation,
– pour une première découverte de l’Islande, la route circulaire permet déjà de voir énormément de choses,
– et surtout, vous commencez à me connaître, cela fait un bon prétexte pour revenir !

Nous somme donc partis de Genève le 19 avril pour un vol direct sur Keflavík, l’aéroport situé à moins de 40 minutes de routes de Rekjavík.
Le voyage dure environ 4h, mais avec le décalage horaire d’une heure et le fait que l’Islande ne passe pas à l’heure d’été, nous avons eu l’impression d’arriver seulement 2h après notre départ !
Nous nous somme tout de suite dirigés vers notre agence de location afin de récupérer le camping-car et cela a pris bien plus de temps que prévu ! (Je ne vais pas m’étendre là-dessus pour le moment, mais je pense vous préparer un petit article avec quelques conseils, pourquoi pas une estimation des coûts du voyage etc… si cela vous intéresse et que vous comptez à votre tour vous rendre en Islande.)
Bref, après avoir perdu pas loin de 2h, nous étions enfin au volant de l’engin, immédiatement rebaptisée « La Grosse Dondon »,  et en route pour le premier arrêt du voyage : Lire la suite

J’ai compensé l’empreinte carbone de mon voyage à Londres.

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Me revoilà pour parler à nouveau un peu de mon séjour à Londres ! Enfin plus exactement de son empreinte carbone
Car c’est bien beau d’aller acheter mes produits de beauté made in England directement à la source, mais il a bien fallu que je me rende à Londres ! Et comme je ne sais toujours pas me télé-transporter, j’ai bien été obligée de voyager de manière plus classique !

J’adore prendre le train ou le ferry et j’aime me déplacer lentement, mais parfois, il faut bien que je me rende à l’évidence : je ne suis pas détachée de mon contexte, et cela implique donc malheureusement des contraintes de temps. En plus de cela, je dois bien avouer que pour aller à Londres, l’avion reste le moyen de transport le plus abordable depuis Grenoble.

Du coup, je me suis un peu penchée sur la question de la compensation carbone qui me trottait dans la tête depuis un moment déjà.

Si la première chose à faire pour réduire son empreinte carbone est bien entendu d’évaluer ses émissions et de prendre les mesures nécessaires afin de les réduire, il reste cependant des postes pour lesquels c’est plus compliqué.

compensation_carbone_ademeIllustration issue du guide de l’ADEME sur la compensation volontaire

Par exemple, j’ai de mon côté Lire la suite

Escales et découvertes le long du canal.

Croisière fluviale sur le canal de Digoin à Roanne.
Les Canalous / 13 et 14 juin 2015

Comme promis vendredi, je vous emmène aujourd’hui à la découverte des endroits où nous nous sommes arrêtés lors de notre petite escapade, mais aussi à la rencontre des animaux qui ont croisé notre chemin !

En prenant son temps sur le canal, on aperçoit facilement de chouettes endroits où l’on a envie de s’arrêter. Et comme il est autorisé d’amarrer sont bateau là où l’on veut (sauf sous les ponts et dans les écluses bien sûr), il est assez facile de faire un saut à terre !

Le premier jour, nous avions décidé d’aller faire un tour en fin d’après-midi à Marcigny et nous avions en plus besoin d’acheter de l’eau avant la nuit. Nous nous sommes donc arrêtés un peu après l’écluse de Bourg-le-Comte, au niveau de Chambilly.

Croisière fluviale sur le canal de Digoin à Roanne. Les Canalous / 13 et 14 juin 2015

Chambilly est un petit village d’environ 500 habitants Lire la suite

Au fil de l’eau.

On se retrouve aujourd’hui pour la seconde partie de nos aventures fluviales en Bourgogne.
Comme vous aviez déjà pu le constater grâce à l’article précédent, le soleil était bien au rendez-vous pour notre départ de Digoin samedi en début d’après-midi !

Pour ce premier week-end de navigation, nous avion le choix entre différentes options :
– le canal du centre, qui relie les vallées de la Loire et de la Saône, en direction de Chalon.
– Le canal latéral à la Loire, en direction de Nevers.
– Le canal de Roanne à Digoin, également surnommé le canal tranquille !

J’avais très envie de visiter Paray-le-Monial et sa basilique du Sacré-Cœur, mais partir dans cette direction ne semblait pas vraiment être le choix le plus judicieux pour une première navigation :  trop d’écluses !
Nous avons donc opté pour le canal tranquille, reliant Digoin à Roanne, apparemment beaucoup plus orienté nature.

Monsieur Bio s’est donc attelé à la difficile tâche de me trimballer pendant que je me faisais bronzer sur le pont 😉

Mais attention, n’allez pas croire que nous n’avons fait que nous la couler douce ! Lire la suite