Road-trip en Islande (1/5) : du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir.

Alors qu’il commence à faire bien (trop) chaud en France, je vous propose aujourd’hui d’embarquer avec moi pour la première étape d’un périple, entre glaciers et volcans, au pays des fées, des sources chaudes et de Sigur Rós : l’Islande !

Dans un coin de ma tête depuis l’école primaire, ce pays magique, avec ses aurores boréales, m’a toujours fait rêver. Cependant, il me semblait jusqu’à présent inaccessible car bien trop cher, même pour moi qui ai l’habitude de voyager en Europe du Nord et en Scandinavie, et de traquer les bons plans un peu partout !

Mais à force de rêver de voir ça de mes propres yeux, j’ai fini par me dire qu’il fallait que je m’en donne enfin les moyens… et j’ai donc fini par m’envoler vers Reykjavík en avril dernier !

Je suis partie avec Monsieur Bio pour 10 jours de périple en camping-car autour du pays. Nous avions choisi, pour ce premier voyage en terres islandaises, de suivre la route circulaire et de faire un détour par la péninsule de Snaefellsnes.

L’Islande est devenue une destination très touristique ces dernières années et je n’avais pas du tout envie de me retrouver confrontée aux hordes de touristes ; partir hors-saison était donc une évidence.
De plus, cela nous a également permis de pouvoir louer un camping-car 40% moins cher qu’en plein été. En choisissant ce moyen de transport nous avions opté pour une totale autonomie et n’avons donc pas eu à nous soucier du tout de trouver/réserver des hébergements (nous n’avons même pas passé une seule nuit dans un camping). Nous étions également tranquilles pour les repas que nous avons toujours pu préparer nous-même en faisant nos propres courses.
La désavantage de ce mode de transport étant que du coup, les Hautes Terres, au centre de l’Islande, nous étaient totalement inaccessibles car il faut un véhicule 4×4 pour pouvoir y accéder. Très honnêtement, cela était vraiment très loin d’être un souci pour différentes raisons :
– au mois d’avril la météo est encore rude et la majorité des routes des Hautes Terres est de toute façon fermée à la circulation,
– pour une première découverte de l’Islande, la route circulaire permet déjà de voir énormément de choses,
– et surtout, vous commencez à me connaître, cela fait un bon prétexte pour revenir !

Nous somme donc partis de Genève le 19 avril pour un vol direct sur Keflavík, l’aéroport situé à moins de 40 minutes de routes de Rekjavík.
Le voyage dure environ 4h, mais avec le décalage horaire d’une heure et le fait que l’Islande ne passe pas à l’heure d’été, nous avons eu l’impression d’arriver seulement 2h après notre départ !
Nous nous somme tout de suite dirigés vers notre agence de location afin de récupérer le camping-car et cela a pris bien plus de temps que prévu ! (Je ne vais pas m’étendre là-dessus pour le moment, mais je pense vous préparer un petit article avec quelques conseils, pourquoi pas une estimation des coûts du voyage etc… si cela vous intéresse et que vous comptez à votre tour vous rendre en Islande.)
Bref, après avoir perdu pas loin de 2h, nous étions enfin au volant de l’engin, immédiatement rebaptisée « La Grosse Dondon »,  et en route pour le premier arrêt du voyage : le Blue Lagoon.

Ultra-touristique, ce site me semblait tout de même valoir le détour, et je dois dire que la perspective de me plonger dans un lagon turquoise aux eaux bien chaudes en sortant de l’avion me faisait pas mal envie. Malgré les prix d’entrée prohibitifs et les groupes de voyageurs étrangers, je n’imaginais pas me rendre en Islande et ne pas essayer ça par moi-même !

Le Blue Lagoon n’a rien de naturel, il a été aménagé par l’homme et est alimenté par une station géothermique, mais franchement, le site est magnifique ! Situé au milieu d’un champ de lave noire, avec ses eaux laiteuses et les colonnes de vapeur que l’on aperçoit au loin, il donne l’impression d’atterrir dans un autre monde.
Il ne faut surtout pas hésiter à se promener le long du sentier tracé juste avant l’entrée du complexe : c’est gratuit et très agréable. Nous y étions en fin de journée, et voir la lumière décliner sur cet endroit surréaliste était vraiment chouette.

Afin d’être certain.e de pouvoir entrer, il faut penser à réserver à l’avance sur le site internet. Plusieurs options sont disponibles, plus ou moins abordables selon les services proposés, la période de l’année et l’heure d’arrivée.
Nous avions pour notre part opté pour le pack « confort » qui comprenait, en plus de l’entrée et du masque à la silice disponible pour tout le monde, un masque aux algues, une serviette, et une boisson.
Cela nous a coûté 8800 ISK chacun, soit un peu moins de 80€ (l’entrée la moins onéreuse tourne déjà autour de 55€). C’est l’activité qui nous aura coûté le plus cher de tout le voyage… est-ce que ça en valait la peine ?

La lagon est vraiment très beau et, en arrivant le 19 avril à 19h30, il y avait certes du monde, mais il était possible de trouver des coins un peu plus calmes. (Je n’ose cependant pas imaginer ce que ce doit être en pleine saison touristique…)
La boisson que j’avais choisie, un smoothie aux épinards baptisée Green is Good, était plutôt bonne, mais voir tout le monde se promener avec son verre à la main dans le lagon m’a laissé une impression de Disneyland aquatique assez mitigée.
Je n’ai pas du tout apprécié le masque à la silice qui m’a procuré une sensation très désagréable sur la peau ; celui aux algues était par contre beaucoup plus sympa !
Le fait d’avoir une serviette fournie avec mon entrée ne m’a strictement servi à rien puisqu’à ma sortie du lagon elle avait disparue, et que j’ai donc été obligée d’utiliser ma serviette personnelle laissée dans mon casier au vestiaire…
L’eau a beau être a 38°, il faisait très froid à l’extérieur et des petits pics de glace très désagréables nous tombait dans le cou, cela ne m’a donc pas non plus aidée à apprécier l’endroit plus que ça.
Je suis contente d’y être allée, mais il est certain que je n’y retournerai pas. D’autant plus qu’il y a un autre lagon de ce type, dans le nord du pays, mille fois plus agréable !
Si c’est votre première fois en Islande et que vous avez vraiment envie de tester le Blue Lagoon, je vous conseille de ne pas vous embêter, d’apporter votre serviette et de choisir l’entrée la moins chère ! Il n’y a vraiment rien d’indispensable ni d’exceptionnel dans les autres packs proposés !

Astuce : si comme nous vous êtes en camping-car, que le vent se lève et qu’il n’est pas possible de reprendre la route le soir-même, vous ne devriez pas avoir de problème pour passer la nuit sur le parking. Pas folichon du tout, mais cela permet de vous reposer et de profiter de la belle lumière de début de journée le lendemain matin sur le petit sentier que j’évoquais au début ! 😉

Les choses sérieuses ont vraiment commencé le deuxième jour pour nous !
Nous sommes partis le long de la route n°1 en sens inverses des aiguilles d’une montre, direction Vík et ses plages de sable noir. Le trajet depuis la Blue Lagoon était vraiment magnifique et nous avons rapidement pris toute la mesure du climat islandais, avec son alternance de beau temps et de neige, de vent fort et de périodes d’accalmie ! Une fois partis en direction de Hella, dans l’une des régions où se déroulent nombre des fameuses Sagas islandaises, les paysages se sont rapidement avérés encore plus beaux que nous imaginions ! Moi qui ne fais d’habitude que des photos, j’avais envie de filmer la route en permanence et de m’arrêter toutes les dix minutes pour absorber le paysage !

Le premier véritable arrêt sur le trajet a été la belle cascade de Seljalandsfoss. Située à environ 500 mètre de la route circulaire, sur la route 249, elle est très facilement accessible avec n’importe quel type de véhicule et il y a un petit parking à proximité.
Elle est alimentée par la rivière Seljalandsá où s’écoulent les eaux du glacier Eyjafjallajökull, et on peut passer derrière la chute grâce à un petit sentier (glissant et boueux).
Il faisait froid et un plutôt gris, mais j’ai adoré cette petite chute !

Astuce : si il fait beau et que vous souhaitez profiter du soleil pour les photos, mieux vaut vous y rendre en fin de journée.

En continuant sur la route n°1, nous somme rapidement arrivés à Skógafoss, une autre cascade que vous avez certainement déjà aperçue en photo. Avec ses 25m de largeur je m’attendais à quelque chose de plus impressionnant. Elle est belle (mais en même temps, TOUT est beau dans ce pays), mais ça n’est certainement pas le lieu qui nous a le plus emballés. Il y avait en outre pas mal de touristes, même à cette période de l’année.  Mais à 150 km environ de la capitale, cet endroit semble fréquenté, quelle que soit la saison !
Malheureusement pour nous il pleuvait en plus et nous sommes donc repartis relativement vite pour ne pas arriver trop tard aux alentours de Vík, le véritable but de notre journée !

Astuce : si vous avez plus de temps que nous dans ce coin-là, n’hésitez pas à visiter le musée du folklore islandais qui se trouve à Skogar, tout près de la chute et qui abrite une belle reconstitution de ferme en tourbe.

Nous avons encore roulé un moment avant d’arriver dans l’un des quatre endroits que je ne voulais manquer sous aucun prétexte : Vík y Myrdal. Avec ses plages de sable noir, ses pics rocheux déchiquetés sortant de l’océan et ses orgues basaltiques, je rêvais d’y être enfin ! Et je n’ai pas été déçue ! Malgré un vent incroyable, nous empêchant presque de tenir debout sur la plage, waow, quel endroit magnifique !

Si vous arrivez de l’Ouest comme nous, je vous conseille de bifurquer environ 5km avant d’arriver dans la ville, de suivre la route 215 (accessible en camping-car) et de descendre en direction de l’océan pour arriver devant Reynisfjara, la fameuse Black Sand Beach.
Depuis cette plage magnifique, on découvre d’un côté la vue sur les falaises et l’arche de Dyrhólaey, et de l’autre une paroi et une grotte décorées d’orgues basaltiques, puis, au loin, les fameux stacks, ces pics rocheux déchirant l’océan. L’écume blanche, le sable noir, et ces formes torturées créent de superbes tableaux minimalistes, encore plus beaux en vrai que sur toutes les photos que j’avais pu voir.

En reprenant la route direction Vík j’ai franchement eu l’impression de me retrouver sur l’île de Skye en Ecosse, avec le même genre de paysages et de couleurs. J’ai adoré !
La ville en elle-même n’est pas très grande, il y a de quoi faire des courses, le plein d’essence et un peu de shopping si vous souhaitez des articles en laine (mais attention à bien regarder les étiquettes pour être sûr.e que ce soit du 100% islandais).
Une deuxième plage de sable noire se trouve au bas de la ville, avec une vue différente sur les stacks.

Astuce : il ne faut surtout pas hésiter à monter vers la petite église blanche qui surplombe le village. La vue depuis là-haut est superbe. Hors-saison, c’est un bon endroit pour garer son van ou son camping-car et être tranquille pour la nuit.
J’ai adoré regarder le paysage changer pendant plusieurs heures avec le temps (nous avons eu droit à du soleil, de la pluie et de la neige lors de la soirée).

Voilà, c’est ainsi que s’achèvent ces deux premiers jours en Islande. Je vous avoue qu’en moins de 48h dans le pays, nous en avions déjà pris plein les yeux et que nous avions hâte d’entamer la suite du voyage !

Je vous retrouve rapidement j’espère (mais bon, là aussi vous me connaissez, j’aime bien prendre mon temps !) pour continuer la route en direction de Jökulsárlón, la lagune glaciaire.

islande_header1_blogbionature

 

Poster un Commentaire

3 Commentaires sur "Road-trip en Islande (1/5) : du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir."

avatar

trackback

[…] de la précédente étape, nous nous étions quittés à Vík, deux jours seulement après le début du périple. Au matin du […]

Julie Colibri
Invité
2 mois 30 jours plus tôt
Que c’est chouette de lire tes aventures dans ce merveilleux pays… J’y suis allé l’été dernier et je ne rêve plus que d’y retourner ! Vous avez tellement bien fait de commencer votre voyage par le sud, c’est une des rares choses que je changerai lors de mes prochains périples là-bas: commencer par le sud pour finir par le nord, tellement plus calme et brut (et surtout moins envahi de touristes !). Je trouve ça drôle ton avis sur Skogafoss, j’ai eu exactement le même en arrivant sur les lieux « mouai une cascade de plus » xD Et pourtant, avec du… Read more »
wpDiscuz