Changement de coloration, étape 1.

Ça y est, j’ai entamé ma conversion à la coloration végétale ! Du coup j’ai décidé de vous faire partager mon expérience, au fur et à mesure, car elle pourra très certainement être utile à d’autres (je trouve en effet qu’il y relativement peu d’infos à ce sujet et je n’ai pas réussi à dégoter de témoignages concluants).

Dooooonc… après mes premières recherches, j’étais rapidement arrivée à la conclusion qu’il y a pour le moment très peu de réelles alternatives végétales aux colorations chimiques. Beaucoup de marque dites « naturelles » (3 Chênes, Herbatint, Beliflor, etc -Martine Mahé étant la plus « acceptable ») sont en fait loin, voire très loin, de l’être.
En gros, il nous reste le henné (mais là encore attention à ce que vous achetez, le henné n’est pas forcément synonyme de 100% naturel, certaines poudres étant complétées par des éléments nocifs) et deux marques : l’une allemande, Logona, l’autre française, Terre de couleur.

Après un petit temps de réflexion et la rencontre d’un conseiller Terre de couleur qui a pu se rendre compte par lui-même de l’état de mes cheveux, j’opte définitivement pour cette marque.
D’une parce qu’elle est française, et de deux, parce que j’avoue, leur ligne directrice orientée sur les cultures amérindiennes, moi ça me parle. Les « native americans » ça a toujours été mon dada (avec les Vikings !), même durant une partie de mes études.  Alors là, je suis contente de voir une marque naturelle adopter cette orientation plutôt inhabituelle dans ce milieu.

Avant de commencer, un petit point sur mes cheveux avant le début de l’expérience : ils sont colorés depuis 1999 en salon. Pendant environ 11 ans, j’ai eu droit à une coloration cuivrée pure semi-permanente (Diacolor L’Or*al pour ne pas la citer), puis j’ai changé de coiffeuse et de produits. Contente dans un premier temps, mais mauvaise pioche finalement car mes cheveux ont bien dégusté : passage par des colorations rouges Schwarzkopf ultra-desséchantes et pleines d’ammoniaque (et bien sûr testées sur les animaux pour couronner le tout), et même une petite déco pour retourner vers de l’orange (LaRiche Directions, marque anglaise qui a au moins le mérite de ne pas utiliser d’ammoniaque et de ne pas tester).
Le résultat ? Des cheveux desséchés, de bonnes brulures sur les oreilles lors de la dernière coloration et des pointes ultra-cassantes.

J’ai donc commencé par couper 10 cm. Étant donné que j’ai les cheveux très longs, ça n’a pas été un problème du tout. Et ça leur a fait un bien fou, plus de fourches, plus de petits points blancs au niveau des cassures.

Ensuite, pour la phase de « détoxination », mes cheveux n’ayant aucun autre problème que l’usage très excessif de colorations chimiques, j’ai opté pour le masque à l’argile Terre de couleur qui m’avait été conseillé, le white mountain (sans huiles essentielles), et le shampoing blanc correspondant.
(La détoxination est la phase où l’on débarrasse les cheveux et le cuir chevelu de tout l’excédent de chimie).

Pour info et pour les grenobloises, vous pouvez trouver ces produits chez Ginseng, 11 rue Guétal, sinon ils sont assez facilement commandables sur le net.
Ça n’est pas donné : environ 11 euros le shampooing et 42 euros le pot de 450 ml de masque (j’ai pour ma part commandé le masque sur Onaturel pour moins cher et le reste de ma commande a en plus amorti les frais de port).
Mais après tout, ça n’est pas plus cher qu’une coloration chimique en salon 😉

Hier soir, j’ai appliqué le masque pour la première fois. Il faut pour cela délayer l’argile avec de l’eau et ensuite appliquer au pinceau, raie par raie. Et là c’est vraiment pas de la tarte si vous le faite seul(e) et que vous avez les cheveux longs. Le dessus du crane, ça va encore, mais alors derrière… d’autant plus que les cheveux semblent complétement emmêlés.
J’avoue que j’ai commencé à prendre peur, j’avais l’impression de passer mes mains dans une sorte de paille sèche et l’impression que les nœuds ne partiraient jamais.  J’ai tant bien que mal réussi à mettre le masque sur l’ensemble de ma chevelure, puis j’ai couvert le tout avec une serviette et c’était parti pour 20 minutes de pose.

Ensuite, rinçage à l’eau clair puis shampooing white mountain. Et là, miracle, les nœuds s’en vont. En plus le shampoing sent bon le pin. Par contre gros hic pour moi : trop de mousse. Je vérifie donc la composition et bim : ammonium lauryl sulfate. Ce tensio-actif n’a à mon avis pas sa place dans un tel produit, ça serait bien que la composition évolue à l’avenir. En plus, toute cette mousse n’est vraiment pas utile pour se rendre compte que le shampooing fait bien son job. J’ai l’habitude de mon shampooing Coslys qui mousse beaucoup moins et j’avoue que du coup ce point me déçoit. Entre le prix et ce détail, une fois la « détoxination » de mes cheveux terminée, je ne continuerai certainement pas avec ce produit.

En attendant, ce premier masque et ce premier shampooing s’avèrent concluants. Pas de souci majeur pour démêler mes cheveux, ils sont doux, pas plus secs qu’avant le masque et la couleur actuelle, qui a déjà évolué, est jolie.
J’ai par contre peur pour la suite car je me demande ce qui va finir par ressortir de là-dessous…

La suite la semaine prochaine !

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6 Commentaires sur "Changement de coloration, étape 1."

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Clara
Invité
5 années 2 mois plus tôt

Je ne suis pas Grenobloise mais Bordelaise…mais je pense que je devrais trouver ça peut être, enfin à voir… Mais en tout cas je découvre ton blog bio et j’adore ! moi aussi je suis fan de produits bio et de tout ce qui touche à ce secteur là 🙂
Bonne soirée à toi, des bises.

Clara

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[…] semaine dernière j’ai attaqué mon processus de changement de coloration. Adieu le chimique, bonjour le naturel ! Bien évidemment, comme je l’ai déjà expliqué, […]

trackback

[…] voilà où j’en suis très exactement 2 ans après. Je ne supporte plus ma couleur de cheveux et je ne trouve pas qu’il y ait eu une […]

cheron
Invité
cheron
1 année 4 mois plus tôt

Pas de suite alors à l’aube de l’année 2016 ? Je ne vois que le point colo semaine 2.
Echec ? Je voulais pourtant m’y lancer aussi.

Enna

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