Ethique et alternatif ?

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Comme le savent ceux qui me suivent régulièrement ou qui me connaissent personnellement, j’ai beau utiliser quasi-uniquement des produits bio, refuser les tests sur les animaux, pratiquer le yoga, ne pas manger de viande, et avoir un blog mignon avec un joli petit piou-piou vert dans la bannière (!), je suis assez loin de la représentation encore courante aujourd’hui (qui a dit cliché ?!) des personnes avec ce type de profil.

Bien que cette image soit encore tenace, elle me semble tout de même de moins en moins d’actualité.  Néanmoins, si je croise effectivement toute sorte de personnes dans mon magasin bio, sur les marchés de producteurs, ou dans les événements directement liés à ce type de mode de vie, j’ai pourtant assez rarement l’occasion de rencontrer des gens avec des goûts similaires aux miens.
En effet, il semblerait que j’aie un style assez affirmé ainsi qu’un goût certain pour les choses couramment qualifiées d’alternatives et hors-normes. Les trois quarts de ma garde-robe sont noirs, j’écoute principalement du metal et des artistes plutôt obscures et/ou confidentiels, la saison que j’apprécie le moins est sans aucun doute l’été… bref, vous avez une idée du tableau !

Cependant, s’il y a bien une chose que j’ai apprise avec l’âge, c’est que, quel que soit notre profil, il y a très peu de chance qu’il soit totalement unique (comme quoi, persister dans ses goûts d’ado n’empêche pas de gagner un peu en sagesse les amis 😉 )
Du coup, comme il ne n’a pas forcément été évident pour moi de trouver des vêtements, parfums et autres bijoux qui correspondent à mes goûts tout en respectant mes critères éthiques, j’ai décidé de partager avec vous les résultats de mes recherches ainsi que mes créateurs favoris car je suis certaine que ça pourra plaire à certains/certaines d’entre vous.


 BIJOUX

Créée par Jess à Philadelphie en 2008, Bloodmilk est une marque de bijoux que j’apprécie énormément et que je suis depuis ses débuts. Toutes les pièces sont inspirées par l’histoire et les croyances personnelles de Jess, mais des liens peuvent systématiquement être tissées avec la littérature, l’art, la mythologie etc…
Tous les modèles sont imaginés par la créatrice qui réalise également les moulages des différents éléments qu’elle utilise dans ses pièces, comme les serres de rapaces par exemple.
Les pièces, en argent pour la plupart, sont ensuite fondues par une fonderie familiale (toujours la même depuis les débuts) sur la cote est des Etats-Unis.
Jess est maintenant aidée pour répondre aux demandes de ses clients car la marque a bien grandi ces dernières années, mais elle reste néanmoins toujours à taille humaine et complètement artisanale, la notion de communauté étant primordiale pour la créatrice.
Je possède plusieurs pièces, et ce depuis plusieurs années, je peux donc vous assurer que la qualité est au rendez-vous et que le service client est au top !

bloodmilk

Thrjar est un projet montée par la photographe norvégienne Daria Endresen, à l’univers particulier, sombre, et très personnel.
J’avais remarqué Lire la suite

Bleuforêt : mes chaussettes made in France !

Comme vous le savez, j’ai l’habitude de consommer le plus local et/ou français possible pour ma nourriture depuis un bon moment maintenant.
J’essaie également de fonctionner de cette manière du côté de l’habillement. Si je ne suis pas une grande consommatrice de vêtements, je fais en revanche attention à leur côté éthique et à leur mode de fabrication. Je recherche en général des vêtements qui vont pouvoir durer le plus longtemps possible, et que je continuerai à porter avec plaisir au fil des années.
J’avoue que je n’ai pas vraiment le reflex « seconde main », en grande partie parce que je trouve très rarement mon bonheur en friperie malheureusement. Par contre, je ne mets plus du tout les pieds dans les grandes enseignes d’habillement depuis plusieurs années maintenant, je privilégie systématiquement les marques éthiques et transparentes, et j’essaie de trouver des vêtements fabriqués en France dès que je le peux (je n’hésite pas non plus à me faire plaisir avec du vrai Made in England, Scotland ou Norway quand je me rends dans ces pays que j’affectionne tout particulièrement 😉 ).

Si je n’ai toujours pas résolu le problème de la lingerie, j’ai par contre trouvé chaussette à mon pied depuis bien longtemps ! De ce côté-là en effet je suis 100% made in France (pour mes chaussettes de ville) grâce à deux marques : la stéphanoise Archiduchesse (déjà évoquée ici), et la vosgienne BleuForêt. C’est de cette dernière dont je vais vous parler un peu aujourd’hui. Lire la suite

Fashion Revolution Day : le Rana Plaza et après ?

Il y a deux ans, le 24 avril 2013, au Bangladesh, s’effondrait le Rana Plaza, cet immeuble abritant des ateliers de confections aux pratiques inacceptables (j’en parlais à l’époque ici). 1135 personnes perdaient la vie dans cette tragédie. Plus de 2000 autres étaient blessées.
Aujourd’hui, les victimes ne sont toujours pas entièrement indemnisées, plusieurs millions de dollars manquent encore à l’appel et certaines marques rechignent à payer, Benetton en tête.

Pour que l’on n’oublie pas ce drame et que l’on finisse par arriver à plus de transparence sur les pratiques des marques de mode, un collectif, britannique au départ, puis élargi à environ 70 pays, le Fashion Revolution, propose chaque année de participer à des actions symboliques sur les réseaux sociaux.
L’an dernier il proposait de poster un auto-portrait avec ses vêtements à l’envers afin que l’on voit l’étiquette de la marque pour pousser à la réflexion sur l’envers de la mode.
Cette année, l’idée est de poster une photo avec la pancarte « Je veux savoir » / « Who made my clothes » et, bien entendu, les hashtags qui correspondent.Fashion Revolution_je veux savoirL’initiative est sympathique, après, je ne sais vraiment pas quel peut réellement être son impact…

Une manière par contre très simple de ne plus cautionner toutes ces marques aux pratiques douteuses, c’est tout simplement de les boycotter ! 
Les alternatives existent bel et bien, et il me semble qu’il devient de plus en plus simple de se tourner vers d’autres solutions lorsque l’on a besoin de nouveaux vêtements. Et OUI, on peut se faire plaisir en achetant moins de vêtements, peut-être plus chers parfois c’est vrai, mais également plus durables, et qui ne sont pas issus de l’exploitation d’autres être humains (car c’est bien de cela qu’il s’agit, l’exploitation d’être humains, pour toutes les marques de fast fashion et même leurs grandes sœurs un peu plus « haut de gamme »…).

Du coup, je vous propose aujourd’hui un tour d’horizon de mes propres pratiques et un petit guide des créateurs et marques auxquelles je fais confiance. Lire la suite

Besoin de nouvelles lunettes ?

En cette période de rentrée des classes, je vous propose un petit article qui parlera très certainement aux binoclard(e)s qui se trouvent parmi vous, et je sais qu’il y en a !

En ce qui me concerne, je porte des lunettes depuis mes 3 ans et je ne sais pas ce qu’est un monde totalement net et lisible au premier coup d’œil.
Pour autant, je n’ai jamais envisagé de me faire opérer et préfère rester dans le grand flou artistique qui caractérise les myopes !

Depuis tout ce temps, vous imaginez que j’ai donc largement pu tester toutes sortes de lunettes différentes ! Je suis passée par le plastique et le métal, le grand et le petit, le discret et le très voyant. Avec une très nette préférence pour le grand, le voyant et le plastique visiblement 🙂
Aujourd’hui, après de nombreuses années de port de lentilles ( autant pour des raisons pratiques qu’esthétiques) je reviens de plus en plus à mes bonnes vieilles lunettes, que je considère même maintenant comme un accessoire de mode à part entière !

Seulement voilà, trouver lunettes à son nez n’est pas forcément chose aisée ! Surtout si comme moi vous ne souhaitez pas vous transformer en panneau publicitaire ambulant, ni payer votre paire 400 euros tout en sachant qu’une bonne partie de cette somme ira engraisser des marques complétement à l’opposé de vos valeurs…
Je discutai un jour avec un opticien qui me disait qu’une paire de lunettes de marque c’était, pour beaucoup, une solution facile pour s’offrir un certain « luxe » autrement inabordable. Je partage totalement ce point de vue ! Lire la suite

Le dilemme de la chaussure.

Attention, gros gros sujet aujourd’hui… Et oui, nous allons parler chaussures, ah ah !
Autant vous le dire tout de suite, les chaussures, c’est un peu mon point faible. J’adoooooore, les chaussures. Il y a encore peu de temps, il y en avait partout chez moi. Ça s’est un peu arrangé depuis l’an dernier, mais je dois bien avouer que j’ai à ce jour, toujours plus de paires de chaussures que ce que je porte réellement. Pour schématiser, je dois avoir ma paire de motardes fétiches aux pieds environ… 85%  du temps. Oui je sais 😉 (Bon, après je les porte comme ça depuis plus de 4 ans aussi, hein !)

Et le taux d’équipement du foyer (!) n’est d’ailleurs probablement pas loin de frôler l’indécence avec la collection de baskets de Monsieur qui commence sérieusement à faire de l’ombre à mes propres paires…! Ben quoi, on déculpabilise comme on peut !

Néanmoins, depuis que je fais plus attention à ma consommation en général, j’ai beaucoup réduit mes achats de chaussures. Et surtout, j’applique ma technique d’une paire qui rentre = une paire qui sort, soit parce qu’elle est foutue, soit par ce que je la revends car je ne la porte pas ou pas assez (en gros je fais ça pour tout mon dressing maintenant).

En cette période de soldes, au lieu de courir les magasins de chaussures, j’ai plutôt fait le tri dans mes placards. Résultat : 4 paires à vendre et/ou donner, et 2 paires apportées au cordonnier afin de les élargir pour que je puisse les remettre car je les aime beaucoup.

Cependant, une question ne cesse de me turlupiner. Mes chaussures de prédilection sont en général des bottes motardes ou des low boots typées rock’n’roll (je caricature un peu pour bien comprendre), très souvent noires.
Dans la majorité des cas, elles sont donc en cuir (ma deuxième obsession vestimentaire, c’est le perfecto, du coup ça se rejoint pas mal). Or j’avoue que, même si ça me gêne, je ne suis pas vraiment convaincue par les alternatives.

L’an dernier, sur les 3 paires que j’ai achetées dans l’année, une seule était vegan et j’avoue ne pas m’y sentir hyper à l’aise quand je les porte toute la journée. De plus, elles s’abiment assez vite et on voit qu’elles ne sont pas très souples quand je les porte, ça n’est pas forcément très joli.
C’était une marque très cheap, et du coup, en plus de na pas être totalement satisfaites des chaussures en elles-même, je suis certaine qu’elle ont été fabriquées dans des conditions épouvantables. Ce qui m’emmène à me poser les questions suivantes : Lire la suite

Nos vêtements responables de centaines de morts au Bangladesh ?

sujet actu mode societe
Titre un peu choc aujourd’hui, pour un sujet vraiment grave.
Mercredi, à Savar au Bangladesh (non loin de la capitale, Dacca), un immeuble de huit étages s’est effondré.
Selon le dernier bilan officiel, toujours provisoire, il aurait dans sa chute tué au moins 363 personnes, et en aurait blessé plus de 1200 autres.
Cet immeuble avait été construit illégalement.
Cet immeuble abritait cinq ateliers de confection. Tous travaillaient visiblement pour des marques occidentales (Mango et Primark, ont d’ores et déjà confirmé qu’elles étaient effectivement en relation avec ces ateliers).
Dans une dépêche de l’AFP (ici), on apprend que cette catastrophe serait la pire de l’histoire industrielle du Bangladesh.
Pour info, le revenu national brut par habitant (l’ancien « PNB ») de ce pays était en 2011 de 780 dollars, contre 42420 dollars en France…(source : La Banque mondiale).

Entre les histoires de travail d’enfants chez Zara en Argentine (après d’ailleurs, un autre scandale, de travail forcé cette fois, au Brésil), celles de travail illégal chez un sous-traitant de Gap au Brésil encore, et cette tragédie asiatique, l’industrie textile grand public semble toujours aussi peu scrupuleuse avec ses ouvriers et les conditions dans lesquelles elle les fait travailler pour nous habiller, nous petits occidentaux, tranquillement assis derrière nos écrans, hyper-connectés à plein de choses, mais visiblement oubliant une bonne partie de l’essentiel…

N’est-il pas enfin temps de nous poser quelques questions quant à notre consommation, bien souvent excessive, de vêtements ? Vouloir toujours plus dans nos armoire pour être à la mode, être accepté, se sentir mieux ou que sais-je encore, Lire la suite