Tricoter plus éthique.

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Lorsque j’ai décidé d’apprendre à tricoter, il y a de cela environ cinq ans, je ne me posais pas du tout la question de la provenance des matières premières que j’utilisais. Comme en plus je ne tricotais que de manière très épisodique et assez anecdotique, j’avoue que je n’avais pas vraiment envie de chercher plus loin que ça pour 4 pelotes de laines par an.

La situation est bien différente aujourd’hui. Je ne conçois en effet plus vraiment de consommer quoi que ce soit sans me poser un minimum de questions. J’avais déjà effectué pas mal de recherches sur la laine utilisée pour fabriquer nos vêtements, du coup il était très illogique de ne pas élargir la réflexion à celle que l’on nous vend en pelotes. Même si tout ce que je fais est loin d’être parfait, ma réflexion est maintenant bien plus globale.

En parallèle, je me suis mise à tricoter beaucoup plus ces derniers mois, je viens également de commencer le crochet, et vais me mettre au tissage dans les semaines à venir maintenant que je suis équipée d’un magnifique métier offert par Monsieur Bio pour Noël !  Il était donc temps d’aller un peu plus loin sur le sujet.

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Même si je reste persuadée que le véganisme est le but vers lequel nous devrions tendre, à la fois d’un point de vue éthique et moral, mais également environnemental, j’en suis à titre personnel encore très loin (pour le moment ?). En effet, plutôt que Lire la suite

Premiers pas avec notre lombricomposteur.

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Pour Noël, Monsieur Bio et moi-même avons eu en cadeau un beau lombricomposteur.
La belle-famille était bien renseignée (!) et nous avons donc reçu le modèle que nous avions choisi parmi toutes les options disponibles : celui en bois fabriqué et commercialisé par la Boite à Terre.

Nos critères de sélection étaient les suivants :

  • pas de plastique
  • adapté à un usage intérieur
  • fabriqué en France

Cependant, aussi restreintes qu’aient été nos contraintes, seule la Boite à Terre y répondait parfaitement. En effet, tous les autres lombricomposteur d’intérieur, sans exception, sont en plastique. Nous aurions très bien pu fabriquer le notre nous-même mais sur ce coup-là, nous avons opté pour la facilité, et nous ne le regrettons pas !

Fabriqué à partir de Douglas issus de forêts gérées durablement, notre lombricomposteur s’intègre parfaitement à notre cuisine et je le trouve personnellement beaucoup plus chouette que ses équivalents en plastique ! Il se compose d’un support sur roulette qui fait office de fond, et de deux bacs carrés à empiler (pour le moment nous n’en utilisons qu’un seul).
Son encombrement est plutôt faible, il mesure environ 40×40 cm, et n’est pas plus haut qu’une poubelle de cuisine classique. Voici un petit schéma pour vous montrer à quoi il ressemble :

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Lorsque nous l’avons reçu, Lire la suite

Attaquer 2017 du bon pied !

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L’an dernier j’avais dressé un petit programme des choses que je souhaitais réaliser en 2016 et j’ai du coup pensé qu’il pourrait être intéressant aujourd’hui de prendre un petit moment pour se retourner sur cette année écoulée afin de voir ce que j’ai effectivement réussi à accomplir !
Il n’est pas toujours facile de voir le chemin parcouru tant qu’on est encore en train de le sillonner, du coup je trouve qu’établir un petit bilan permet de mesurer l’avancé déjà réalisée et d’ainsi préparer tranquillement la suite !

L’an dernier, quatre domaines d’action m’intéressaient particulièrement : la consommation, la réduction des déchets, la consommation énergétique, et enfin le sport.

Autant le dire tout de suite, le thème dont le bilan est le plus mitigé est celui de la consommation ! D’un côté, j’ai réussi à continuer sur ma lancée et à consommer raisonnablement, en évitant au maximum les achats d’impulsion et/ou inutiles et mon mois sans achat en février a encore bien fonctionné. Mais d’un autre côté, grâce ou à cause du blog (!), j’ai néanmoins fait entrer pas mal de choses chez moi qui ne me sont pas réellement nécessaires même si aucune d’elles ne dort totalement dans un tiroir (j’utilise presque tout et je donne ce qui ne me correspond pas à 100%).
Et en même temps, je dois bien reconnaitre que tester de nouveaux produits me plait, me permet d’affiner mes critères de sélection, et m’aide à trouver ce qui me correspond vraiment le mieux tout en vous faisant part d’un avis que j’espère pertinent.

Du côté de la réduction des déchets, j’ai bien progressé mais Lire la suite

L’épineux cas du cuir.

Cela fait longtemps maintenant que j’ai envie d’aborder la question du cuir par ici afin de recueillir un peu vos avis sur ce sujet, qui peut vite s’avérer épineux, voire polémique.

Autant vous le dire tout de suite, si je ne mange plus de viande, je porte néanmoins toujours du cuir alors que cela me semble totalement inconcevable de porter de la fourrure, même vintage… Paradoxe quand tu nous tiens !

Pour certains, fourrure et cuir sont deux choses bien distinctes, et cela ne leur pose aucun problème de boycotter l’une, tout en continuant de porter l’autre sans arrière-pensées.
Mais pour que les choses soient bien claires : une fourrure, ça n’est pourtant rien d’autre qu’un cuir sur lequel on a laissé les poils !

On entend également souvent que le cuir est un simple sous-produit de l’industrie de la viande et que tant que cette industrie existe, autant en utiliser toutes les productions (alors que pour la fourrure, l’élevage est fait spécifiquement dans le but de récupérer les peaux et uniquement les peaux).
C’est une position qui se défend mais ça n’est pas la mienne. Et pourtant, cette pratique de boycott de la fourrure d’un côté / port de cuir de l’autre, correspond très concrètement à ce que je fais actuellement, tout en ne trouvant pas ça cohérent du tout d’un point de vue éthique…

Si je fais ce choix pour le moment, absolument discutable si l’on se place du côté de la protection animale, c’est parce que Lire la suite

La Norvège serait-elle le pays le plus écolo du monde ?

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Comme l’indique le titre de ce billet (en forme de clin d’œil à un article très intéressant publié en août dans Courrier International), j’ai envie de vous parler un peu d’un pays que j’apprécie et dans lequel je m’apprête à retourner passer quelques jours : la Norvège, et plus particulièrement de ses engagements environnementaux.

En effet, alors que la France est par exemple à la peine pour atteindre ses objectifs en matière de progression des énergies renouvelables (le rapport détaillé est téléchargeable ici) et que le texte de la COP21 signé le 12 décembre dernier n’est pas encore entré en vigueur car de nombreux pays ne l’ont pas ratifié pour le moment, la Norvège semble, elle, avancer à pas de géant et prendre les devants sur différents sujets.

Déjà régulièrement classée parmi les pays les plus avancés en terme d’écologie, la Norvège fait désormais figure de pionnière sur un sujet sensible qui m’intéresse particulièrement, celui de la déforestation.  En effet, le parlement norvégien s’est officiellement engagé à éliminer des marchés publics nationaux les offres d’entreprises contribuant de près ou de loin à la déforestation (source : The Independant et Rainforest Foundation Norway). Bye bye l’huile de palme par exemple…
Dès septembre 2014 et le sommet de New York sur le climat, la Norvège avait d’ailleurs publié une déclaration conjointe avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, en faveur d’un « engagement national encourageant des chaînes d’approvisionnement sans déboisement, y compris par le biais des politiques de marchés publics évitant les produits tels que l’huile de palme, de soja, le bœuf et le bois ».

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A côté de cela, le parlement norvégien a également adopté Lire la suite

Bref, j’ai (enfin) changé de banque !

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« Les économies, c’est comme l’orgueil : mal placées, ça peut faire des dégâts. »

Cette petite phrase, trouvée en introduction d’une BD publiée par le magazine Causette dans son numéro du moi de mai, confirme bien ce que nous soupçonnions tous plus ou moins depuis longtemps : les banques, grâce à l’argent que nous déposons chez elles, investissent dans divers projets dont elles ne nous disent bien souvent pas grand chose et dont nous ignorons du coup massivement les conséquences.

En partant du constat que faire des efforts dans mon quotidien, changer mes habitudes, mon rapport à la consommation, me tourner vers de nouvelles alternatives pour l’alimentation ou l’habillement etc… c’était déjà très bien, mais que je pouvais certainement essayer de voir un peu plus loin que ce sur quoi j’avais une prise directe et immédiate, j’ai commencé à m’interroger sur les pratiques de ma banque, et j’ai eu envie de savoir ce qu’elle faisait avec mon argent.

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  (Extrait de la BD publiée dans Causette.)

Il faut dire, que j’étais déjà très tentée de changer d’établissement bancaire suite à de nombreux petits problèmes, jamais graves, mais toujours énervants ! Entre la valse quasi constante des conseillers, les services imposés sans trop que je sache pourquoi ni comment (ah mais ça Madame c’étaient les anciens packs, on ne fonctionne plus comme ça alors je ne peux pas vous en dire plus), les frais prélevés pour tout et n’importe quoi alors que je suis une cliente modèle (un seul découvert, de moins 50 euros, à cause de leurs foutues dates de valeurs depuis l’ouverture de mon premier compte chez eux il y a plus de 20 ans…) Breeeeef ! Il y avait déjà de l’eau dans le gaz depuis un moment !

J’ai donc commencé à me renseigner un peu plus par mes propres moyens car en posant mes questions aux personnes concernées, les réponses tournaient souvent autour de choses du type « nous finançons beaucoup l’économie locale » (vous avez peut-être en tête les pubs du Crédit Agricole qui vont particulièrement dans ce sens et avec lesquelles on a presque l’impression de donner directement un coup de pouce à Robert pour qu’il ouvre sa boulangerie artisanale…), ou encore « les placements éthiques, ça ne marche pas » en ce qui concerne l’épargne. Oui, d’accord, mais concrètement mon argent alors il sert à quoi quand il est chez vous ?

C’est à ce moment-là que j’ai découvert le site Finances Responsables et que j’ai par exemple trouvé ces tableaux dans les petits guides élaborés par les Amis de la Terre (consultables ici et ) :

Votre banque est-elle climaticide ?banques_climaticides_tableau

Les projets controversés des banques françaises.projets_controverses

Et là, je n’évoque que l’impact sur le climat, pas vraiment les enjeux sociaux ou encore la présence dans les paradis fiscaux
Vous aurez donc compris que Lire la suite