Des idées simples pour réduire ses déchets.

Si vous êtes sensible aux questions environnementales, cela ne vous aura peut-être pas échappé, demain débute la semaine européenne de réduction des déchets.

C’est donc dans ce cadre que s’inscrit ce nouvel article car il me semble que c’est un sujet crucial, tout comme celui du climat, qu’il n’est plus possible de prendre à la légère.

Parce que je sais qu’il peut être difficile de savoir par quel bout prendre le problème et qu’il est bien souvent encore compliqué de savoir ce que l’on peut faire à son échelle, je vous propose aujourd’hui de découvrir ou redécouvrir quelques solutions rapides et simples à mettre en place pour réduire très concrètement sa quantité de déchets.

Bien évidemment, je ne peux pas m’empêcher de débuter cet article avec un principe qui me tient à cœur, que vous connaissez déjà, mais qu’il est bon de remettre en avant régulièrement : le meilleur déchet reste toujours celui que l’on ne produit pas ! Cela parait évident mais oui, le meilleur moyen de réduire le volume de ses poubelles reste bel et bien le fait de repenser sa consommation ! De quoi ai-je besoin ? Est-ce vraiment nécessaire ? Vais-je réellement m’en servir ? N’y a-t-il pas un autre moyen de résoudre mon problème ?

Mais pour le reste, on fait quoi alors ?

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  • Dans la salle de bain.

Je commence volontairement par cette pièce car il me semble que c’est celle où l’on peut mettre en place de petites choses efficaces instantanément et où il est possible de voir le volume de sa poubelle décroître extrêmement vite. C’est motivant !

Il est par exemple possible de remplacer bon nombre de produits liquides par leurs équivalents solides facilement trouvables sans emballage (ou au pire du pire, avec un tout petit emballage en carton recyclable sans plastique).
A vous donc les shampoings solides, les savons à froid tout doux pour la peau, les dentifrices solides et rechargeables, voire les crèmes et baumes hydratants solides également !
On trouve maintenant ce genre de produits en magasins bio et quand ça n’est pas le cas, il suffit de prévoir un peu à l’avance et/ou de se coordonner avec des ami.e.s pour passer une commande groupée sur internet.

Ma marque favorite pour les shampoings solides est par exemple Pachamamaï. C’est aussi vers elle que je me tourne lorsque j’achète du dentifrice solide.

Il est également très simple de bannir totalement les cotons à démaquiller et les cotons-tiges à usage unique. Il suffit pour cela de les remplacer par des lingettes lavables et un oriculi !
De plus en plus de marques proposent ces alternatives. Côté lingettes, lorsque j’en utilise (car je me démaquille la plupart du temps simplement avec mes mains) je reste fidèle au modèle gris en eucalyptus des Tendances d’Emma. Et pour l’oriculi, si vous n’en trouvez pas en magasin, pensez à demander à votre pharmacie car il est fort probable qu’elle en vende !

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Pour les femmes, il peut également être intéressant de changer ses habitudes en matières de protections périodiques. Je reviendrai plus longuement sur ce sujet dans quelques temps, mais je peux d’ores et déjà vous dire que passer au flux instinctif libre ou à la cup change réellement la donne en matière de déchets.
En ce qui concerne la cup, là encore, on en trouve maintenant dans presque tous les magasins bio.

Et puis on ne culpabilise pas si tout n’est pas possible, ou si certaines choses ne nous conviennent pas ! Je reste personnellement convaincue qu’un petit changement, aussi insignifiant puisse-t-il paraitre sur le moment, peut avoir de grandes conséquences !
Rien qu’avec les lingettes lavables et le savon solide, la différence est énorme sur la poubelle !

  • Dans la cuisine.

 Dans cette pièce de la maison, il y a pour moi deux solutions miracles, oui oui, pour réduire considérablement ses déchets.

La première c’est tout simplement de faire un maximum de courses en vrac. Pour cela, les marchés et les épiceries vrac, mais aussi les rayons vrac de plus en plus nombreux dans les commerces classiques sont vos amis ! (Et pour les grenoblois, vous pouvez retrouver quelques adresses dans mon article précédent.)
Vous éviterez comme cela un maximum d’emballage en plastique, totalement superflus.

La seconde astuce consiste à installer un lombricomposteur dans votre cuisine ce qui aura pour conséquence de faire littéralement fondre le volume de votre poubelle à déchets organiques.
Pour plus d’informations à ce sujet, vous pouvez vous référer à mon premier article sur le sujet, lors du début de l’aventure pour nous, il y a presque deux ans maintenant.
Et bien-entendu, si vous habitez en maison ou dans une copropriété équipée, l’utilisation de bacs à compost extérieur est encore plus efficace car ils acceptent un peu plus de choses que les lombricomposteurs !
Il est également possible de moins éplucher ses légumes et de cuisiner les fanes.

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Du côté de la vaisselle, il existe plein de jolies brosses en bois et fibres végétales ainsi que d’éponges en tissus avec une durée de vie bien supérieure aux éponges de supermarché à base de pétrole et de colle ! Vous pouvez même fabriquer votre propre tawashi (une petite recherche rapide sur internet et le tour est joué).

Et le sopalin n’a vraiment rien d’indispensable lorsqu’on y réfléchit, je vous assure ! 😉

  •  A l’extérieur.

– Pensez à toujours avoir un sac en toile dans votre sac à main pour les petites courses inopinées.
– Un petit sac à vrac léger peut également compléter la panoplie pour les envies subites de viennoiseries en passant devant la boulangerie par exemple !
Dites adieu aux bouteilles d’eau en plastique et aux gobelets jetables en investissant dans une gourde en inox, une théière nomade, ou encore un mug isotherme. Et en plus c’est joli !
– Si vous ne pouvez pas vous passer de pailles, il en existe également en inox.

Pour toutes ces petites choses, le site Sans BPA est une vraie mine !

 

  • Au bureau.

– N’imprimez que les documents absolument nécessaires et pensez à utiliser systématiquement les versos souvent vierges pour vos brouillons.
– Réfléchissez peut-être au type de stylos et crayons que vous utilisez. Les alternatives rechargeables, si elles ne suppriment pas totalement les emballages, peuvent toutefois être intéressantes.
Monsieur Bio est par exemple récemment passé au stylo plume rechargeable avec un convertisseur à piston et une petite bouteille d’encre en verre.

  • Et puis aussi…

Plutôt que de jeter systématique tout appareil endommagé, pensez à le réparer. Cela parait un peu idiot, mais c’est malheureusement un reflex de bon sens que l’on a tendance à oublier en ces temps où le tout jetable prime.

Un exemple tout bête : je n’ai pas acheté de nouveau téléphone depuis des années car lorsque Monsieur Bio a décidé d’en changer, j’ai tout simplement récupéré son ancien.
Moi qui ne voulais pas de smartphone, je suis maintenant équipée du numéro 5 de la marque à la pomme ! Oui Monsieur, oui Madame ! Marque qui a pourtant la réputation de ne pas faciliter la réparation de ses appareils… il a cependant et contre toute attente été possible de changer le connecteur de chargeur (le lightning), ainsi que la batterie. Et hop, voilà l’appareil reparti pour une nouvelle vie avec moi !

Les « repair cafés » se multiplient en France, pourquoi ne pas aller y faire un tour pour remettre en état ce vieux grille-pain qui fait des siennes depuis des semaines ?!

De même pour les vêtements. On ne se rend plus compte des conséquences désastreuses sur la planète de l’industrie de la mode, où la fast fashion dicte sa loi en nous poussant à croire qu’il faut changer, ou au moins compléter, sa garde-robe plusieurs fois par saison.
Chérissez vos vêtements, fabriquez-les si vous en avez l’envie, réparez-les ! (Un très beau livre en anglais, Mending  Matters, vient de sortir à ce sujet.)

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S’entourer d’objets qui ont une véritable valeur à nos yeux nous pousse indubitablement à les traiter d’une autre manière, à en prendre soin, à chercher des solutions pour les garder le plus longtemps possible.

Je suis de mon côté fascinée par l’art japonais du kintsugi qui consiste à réparer les objets endommagés avec de l’or, les rendant ainsi unique d’une manière que je trouve très poétique : en mettant l’accent sur ce qui est abîmé et généralement considéré comme un défaut, on magnifie l’objet tout en soulignant sa singularité. Un chouette programme presque philosophique que l’on gagnerait sans aucun doute à appliquer plus largement, pas seulement aux objets inanimés si vous voulez mon avis.

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