Coronavirus et validisme.

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Bonjour à toutes et à tous !

Comme vous l’avez certainement deviné à la lecture du titre, l’article du jour ne va probablement pas être le plus léger du blog ! Il me semble néanmoins intéressant d’aborder ce sujet et cela me ferait plaisir de pouvoir échanger avec vous à ce propos.
Cet billet ne se veut pas du tout exhaustif, ce sont avant tout des réflexions personnelles qui partent peut-être dans tous les sens, et je vous demande de rester bienveillant·e·s dans les commentaires si vous trouvez que j’exprime certaines idées de façon maladroite.

Je ne l’ai jamais abordé directement ici sur le blog, pourtant mon premier brouillon archivé à ce sujet est daté du 22 mars 2018 : je suis Lire la suite

Les culottes menstruelles Louloucup : mon avis et un petit code !

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Bonjour, bonjour !

Vous l’aurez compris en lisant le titre de l’article, c’est de culottes menstruelles que l’on va parler aujourd’hui !
En début d’année, avant le confinement, Louloucup m’avait proposé de choisir deux culottes parmi leurs jolis modèles afin que je puisse me faire une idée et vous en parler si j’étais convaincue.
Cela faisait un bon moment que je souhaitais essayer ce type de protection periodique, c’était donc tombé à pic ! Et puis, j’ai ensuite un peu disparu de la circulation par ici et l’article n’est jamais arrivé… mais cela a au moins eu l’avantage de me permettre de me forger une opinion solide sur la durée !

Comme je l’avais déjà évoqué dans un long billet l’an dernier, les protections périodiques « classiques » constituent une immense source de déchets, et elles ne sont bien souvent pas si anodines que cela pour notre santé.
J’étais pour ma part passée d’abord aux protections en coton biologique sans chlore, avant de sauter le pas vers la cup, puis le flux instinctif libre.
Aujourd’hui, c’est toujours cette dernière méthode que j’utilise le plus régulièrement et je continue d’avoir ma cup à porté de main si besoin, même si ça n’est pas la technique que je privilégie. Je n’ai pas changé d’avis et trouve encore la cup super chouette, mais avec mon petit flux elle ne me semble pas être la solution la plus adaptée pour moi en règle général. Je me suis plutôt tournée vers les serviettes lavables très fines et, notre sujet du jour,  les culottes menstruelles en complément du flux instinctif libre (pour la nuit par exemple).

Les deux culottes que j’avais choisi d’essayer chez Louloucup sont les modèles Naomi et Rebecca, tout simplement car elles sont noires ! Je trouve la Romy extrêmement belle, mais je savais qu’avec sa couleur rouge je ne la porterais pas. Il existe également un modèle bleu, nommé Lucie.
Ces quatre culottes sont dotées d’un pouvoir absorbant fort qui équivaut à 2 ou 3 tampons.
En complément (c’est presque encore un secret 😉 ), Louloucup s’apprête tout juste à lancer trois nouvelles culottes que je trouve personnellement très réussies esthétiquement et que je vous montrerai en fin d’article.

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Mais alors, quel est donc mon avis sur Rebecca et Naomi ?! Lire la suite

Nous prendrons notre place que cela vous plaise ou non.

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Je reviens aujourd’hui avec un texte qui tiendra probablement bien plus du billet d’humeur que de l’article de blog traditionnel.
Je souhaitais, pour ce retour, préparer un bilan de mes plus gros coups de cœur en matière de cosmétique naturelle et bio depuis que je me suis lancée dans l’aventure il y a presque 10 ans maintenant, une revue détaillée de la culotte menstruelle que j’aie pu tester ces derniers mois, ou encore différents articles  sur l’Écosse. Sauf que..

Sauf que je viens de me faire agresser verbalement dans la rue de manière totalement gratuite par un homme à qui je n’avais bien-entendu absolument rien demandé.
Aujourd’hui, j’étais sous mon parapluie et au téléphone. Autant dire que je ne donnais pas vraiment l’impression de vouloir engager la conversation avec qui que ce soit.
D’habitude, je porte toujours un gros casque audio, signe ostensible et non équivoque qu’écouter les remarques diverses et variées des personnes que je croise n’est pas vraiment ma priorité

Pourtant ni le casque, ni le téléphone, n’empêchent certains individus de venir m’importuner (ou même de venir soulever le fameux casque pour me parler dans l’oreille… et non, ça n’est même pas une blague malheureusement).
Bizarrement (non), dans 99,99% des cas, les remarques proviennes d’hommes. Je n’ai à vrai dire qu’une seule expérience de harcèlement de rue par des jeunes filles (critique insistante sur ma couleur de cheveux atypique -orange fluo à l’époque- et mon apparence physique), et elle remonte très précisément à la fin de l’année 2011.
Alors que la dernière remarque subie dans la rue par un homme, au sujet de mes tatouages cette fois, remonte elle à… hier midi. J’avais mon casque mais il était tellement proche que je l’ai entendu quand même.

A peine 24h se sont écoulées entre ces deux dernières situations…

Aujourd’hui, je traversais la rue sur un passage piéton avec le feu au vert pour moi. Il a d’abord commencé par avancer avec son gros van noir pour mordre avec ses roues sur le passage protégé, a ensuite baissé la vitre côté passager, puis s’est penché pour me dire Lire la suite

Féminisme, culture, société, économie, etc : quelques podcasts et vidéos à (re)découvrir.

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Depuis les débuts de ce blog ma pensée sur différents sujets, aussi divers que l’écologie, le féminisme ou le handicap, a évolué. Elle s’est affinée tout en se radicalisant.
Je me doute que ce dernier terme va faire grincer quelques dents, mais, à mon sens, finesse et radicalité ne sont pas antinomiques du tout. Leur accord aurait même tendance à donner naissance à des choses intéressantes si vous voulez mon avis.

Si je ne suis clairement pas légitime pour prendre la parole sur certains combats (racisme ou LGBTQ+ par exemple), je suis par contre concernée directement et personnellement par d’autres (sexisme, féminisme et handicap pour ne pas les nommer).
Et je ne peux faire autrement que me rendre compte que toutes ces luttes possèdent de nombreux points communs, et relèvent d’une même origine : un rapport de force inégal reposant sur l’exploitation des minorités (ou considérée comme telles) par les groupes privilégiés.

J’ai de plus en plus envie d’aborder ces thématiques par ici mais j’avoue ne pas encore savoir exactement comment m’y prendre.
C’est pourquoi, en guise d’introduction, je vous propose pour le moment de découvrir quelques podcasts et chaines youtube que je trouve intéressants car nous invitant à aborder certains sujets sous un angle qui n’est généralement pas le plus répandu.

Voilà donc de quoi vous occuper un peu en ces temps étranges, avec les consignes de sécurité et de confinement que je vous invite plus que fortement à respecter, pas seulement pour vous, mais aussi pour protéger les personnes les plus vulnérables.

(Tous les mots en vert sont des liens cliquables.) Lire la suite

Trois jours à Dublin en automne.

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Hello ! Comme je l’évoquais il y a une quinzaine de jours, le voyage risque fort d’occuper une place un peu plus conséquente qu’avant sur le blog car c’est vraiment quelque chose d’important pour moi, et que l’on me pose très souvent des questions au sujet de mes vadrouilles.

Si vous me suivez depuis un moment, vous connaissez sans aucun doute ma passion pour l’Écosse ! Notre petite escapade du jour va donc probablement vous surprendre car ça n’est pas dans les Highlands, ni dans les Hébrides, que j’ai choisi de vous emmener pour le moment, mais bien en… Irlande !
Assez étrangement, je n’avais jamais vraiment eu envie de m’y rendre malgré d’évidents points commun avec le pays des chardons et du tartan que j’aime tant !
Un concours de circonstance heureux a pourtant fini par me décider à mettre le cap sur Dublin, la capitale de la république d’Irlande, à l’automne 2017.

C’est donc un samedi matin que je débarque pour la première fois dans la plus grande ville du pays, avec devant moi 3 jours pour la découvrir. Autant vous le dire tout de suite : il y a beaucoup à faire à Dublin, je ne m’attendais pas réellement à une ville si riche de trésors à explorer (ni à autant de touristes, conséquence directe de ce foisonnement j’imagine).
Avant le départ, j’avais établi une liste des différentes choses qui me tentaient, et essayé de me faire une petite feuille de route en tenant compte d’horaires d’ouverture parfois restreints en automne. Mais finalement, ça n’est qu’une fois sur place que mon séjour s’est réellement dessiné !

Voilà ce que j’ai personnellement choisi d’explorer, entre ville et nature, découvertes culturelles et shopping local, endroits sur-fréquentés et lieux beaucoup plus confidentiels.

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Samedi 21 octobre : une journée sous le signe de la culture.

Après avoir récupéré les clés de mon logement (une chambre chez l’habitant) situé juste à côté de la distillerie Jameson dans le quartier de Smithfield, je pars immédiatement tâter le terrain en longeant la Liffey, le fleuve qui traverse Dublin. La balade est très agréable, une partie est même aménagé en petite promenade piétonne, aux abords du célèbre Ha’Penny Bridge. Les quartiers au bord de l’eau sont presque toujours mes préférés alors je prends mon temps pour profiter de l’ambiance automnale, sous un ciel très bas, assorti d’un fin crachin.

Si je remonte jusqu’à O’Connell Street, la grosse artère commerçante de la ville, je ne m’y attarde pas car il y a nettement mieux à faire en traversant le fleuve !
Après avoir déambulé un peu dans le quartier de Temple Bar et ses petites rues pavées très sympathiques malgré le monde, mon premier véritable point de chute est la Gallery of Photography. Cette espace dédié à la photographie contemporaine propose à la fois des expositions gratuites, une belle librairie spécialisée, un labo argentique et numérique, des cours de photo, etc… Au moment de mon passage, une expo de Kate Nolan invitait le visiteur à explorer la notion de frontière entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, plus que jamais d’actualité en cette période floue de Brexit.

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Après cette première mise en bouche culturelle, je continue un peu l’exploration des rues avoisinantes mais le temps décidant de tourner à la grosse pluie, je choisis de me diriger vers le Trinity College, afin d’admirer le Book of Kells et la Old Library (♥). Évidemment, c’est l’une des attractions principales de Dublin et il y a la queue pour entrer. Cependant, Lire la suite

Choisir un calendrier de l’Avent plus écolo.

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Bonjour, bonjour ! J’avais prévu de vous emmener un peu en vadrouille avec moi, puis de vous parler d’un livre que j’ai lu récemment avant de publier cet article, mais finalement, changement de programme !
En effet, même s’il me semble qu’il est encore tôt pour évoquer Noël, je me rends compte que lorsque l’on a envie de  préparer cette fête au mieux, en restant le plus écolo possible, il faut parfois anticiper un peu plus…

Je vous propose donc en conséquence aujourd’hui un petit tour d’horizon des calendriers de l’Avent atypiques que j’ai pu trouver au gré de mes recherches. Comme ça, s’ils vous intéressent, vous aurez peut-être la chance de mettre la main dessus avant qu’ils ne soient tous sold-out, ce qui arrive souvent assez vite !

De nombreuses marques de thé proposent désormais un calendrier pour faire patienter les plus grands jusqu’à Noël et je trouve personnellement cela très chouette. Mais lorsque l’on fait attention à ses déchets et que l’on s’attache en temps normal à privilégier le vrac, un gros hic demeure : le suremballage systématique !
En effet pour la très grosse majorité de ces calendriers, même chez les marques bio, les thés sont proposés en sachets entourés d’un emballage individuel, le tout présenté dans une boite, souvent en carton, mais contenant parfois du plastique.

Fort heureusement, pas besoin de chercher bien loin pour trouver une alternative plus verte à tout cela, il suffit de se tourner vers GreenMa ! Là, aucune trace de plastique, les thés et tisanes sont présentés en vrac dans de petites pochettes en papier, elles-mêmes contenues dans un joli pochon en tissu. Tout est donc recyclable ou réutilisable.
Je suis cliente de la marque depuis ses débuts, lorsque sa créatrice était encore installée sur les hauteurs de Grenoble, et c’est donc tout naturellement que je m’étais l’an dernier tournée vers ce calendrier. Il m’a permis de découvrir tous les thés et infusions GreenMa, le papier a pu partir au compost, et je réutilise le pochon en tissu en guise de sac à vrac pour mes courses.
Tout bon en somme, si l’on ne tient pas compte de l’expédition du calendrier (j’avais pour ma part tout de même profité de cette commande pour reconstituer mes réserves de thés en même temps afin de limiter les envois).

Cette année encore, le calendrier Green-Ma est disponible sur le e-shop de la marque au prix de 28,50€.

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Le deuxième calendrier que j’ai choisi de vous présenter reste dans le domaine des plantes et des infusions, c’est celui de la marque française Le Bénéfique.
Il se compose de 12 infusions en vrac et 12 tiges de plantes, ce que personne d’autre ne propose. Mais la véritable originalité de ce calendrier réside dans sa boite de présentation en bois. Une fois les infusions terminées, elle est en effet prévue pour être transformée en hôtel à insectes en garnissant simplement chacune des cases de matériaux naturels comme de la paille, du bambou etc… l’idée me parait très sympathique si vous avez un coin de mur où l’installer correctement pour attirer les pollinisateurs !
Le seul point noir à mon avis : les pochettes en plastique qui ont l’air de contenir les plantes et le fait de là encore devoir le commander en ligne car il me semble qu’il n’est pas présent dans les points de vente de la marque en province.

Ce calendrier est disponible sur le site de la marque au prix de 55€.  

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Après toutes ces plantes, place maintenant à un calendrier de l’Avent zéro-déchet, celui de la boutique We Nü.
Composé de Lire la suite

Pistes de réflexion au sujet du blog.

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Je ne vous cache pas que depuis cinq à six mois ce blog a connu une baisse spectaculaire de fréquentation. Je ne suis spécialiste de rien du tout en ce qui concerne le référencement ou le seo, et je vous avoue que je n’ai pas compris ce qu’il se passait, ni ce qui avait pu entraîner un tel cataclysme dans mes statistiques. Du jour au lendemain, la fréquentation a littéralement plongé sans que je n’aie la moindre idée de la source de cette chute. Cela m’a juste embêtée car je ne pouvais rien y faire alors que jusqu’à ce moment-là mon petit blog avait toujours très bien tourné.
Il semblerait que j’aie fini par avoir une illumination il y a quelques jours à ce sujet : tous mes liens internes étaient cassés car j’avais changé leur structure en pensant bien faire. Au lieu de cela, il semblerait que j’aie plutôt déclenché l’apocalypse bloggesque !
J’imagine que si le problème vient bien de là, ce qui n’est même pas sûr, il va maintenant me falloir des mois pour remonter la pente, même si je constate déjà une petite reprise.

Cependant, j’ai fini par me dire que ça n’était pas si grave que ça. J’ai toujours tenu ce blog avec une fréquence de publication aléatoire, en refusant totalement d’utiliser facebook, et en ne publiant pas de photos, et encore mois de stories, tous les jours sur instagram.
J’ai toujours fait comme bon me semblait, avec pour seule ligne de conduite de publier du contenu que je juge de qualité, avec des articles documentés, bien écrits, et pas juste du remplissage. Pour chaque partenariat, j’essaie d’apporter un avis objectif, mais surtout quelque chose en plus, des pistes qui ouvrent sur d’autres sujets, ou alors carrément des articles complémentaires pour bien faire le tour de la question (comme je l’ai par exemple proposé en rédigeant un article complet en plus sur les protections menstruelles afin de donner de la profondeur à mon test de la Loulou Cup).

Depuis plusieurs années, je me pose régulièrement la question de publier des articles sur des sujets peut-être plus personnels, moins lisses, moins évidents, tout en restant sur cette ligne éditoriale de blog lifestyle naturel, écolo, et bienveillant. Le sujet est épineux pour moi car je ne fais pas du tout partie de ces blogueurs et blogueuses ayant envie de s’exposer sur la toile. Je n’ai par exemple jamais montré mon visage ni dévoilé ma véritable identité par ici. Je n’adhère pas à tout cela, mais j’ai en même temps totalement conscience qu’incarner réellement l’identité d’un blog permet à un plus grand nombre de lectrices et lecteurs de s’y retrouver.

Je me dis donc aujourd’hui que le fait que cet espace soit de nouveau un peu plus confidentiel peut être l’occasion pour partir dans une direction légèrement différente.

La cosmétique naturelle est quelque chose qui m’intéresse toujours énormément et j’apprécie de pouvoir donner mon avis sincère sur les produits que je teste. Je souhaite donc continuer à vous en parler, et ce d’autant plus que je sais que cela vous plaît et que vous accordez même un certain crédit à mon avis (merci pour ça au passage) !

Je lis beaucoup à titre personnel, de la fiction, mais également des essais sur toutes sortes de sujets comme le féminisme, l’écologie, la neurodiversité, le travail, le revenu universel etc. Cela pourrait du coup être intéressant d’en parler sur le blog même si j’avoue ne pas me sentir parfaitement légitime pour le faire ! Je me dis tout de même que ça vous donnera peut-être envie de vous renseigner à votre tour, ou de creuser certains sujets qui vous interpellent.

Le voyage occupe quant à lui déjà une petite part de cet espace (et plus encore sur mon compte instagram), mais comme j’ai très régulièrement des demandes de conseils pour les destinations que je connais bien, que j’adore parler de ça, et que cette fois je me sens plutôt à ma place sur ce sujet, j’ai également décidé de lui donner plus d’importance par ici à l’avenir. Vous n’avez vraisemblablement pas fini d’entendre parler d’Écosse et de Scandinavie !

Il parait que les blogs n’ont plus le vent en poupe, mais de mon côté je continue de parcourir ceux qui m’intéressent avec plaisir et je ne pense pas être la seule. Qu’en dites-vous ? Je suis curieuse de lire vos avis à ce sujet.

Dans tous les cas, mon petit bric-à-brac perso n’a donc pas encore dit son dernier mot ! 😉

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Road-trip en Islande (6/6) : Reykjavík et le Cercle d’Or.

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Hello !
Comme je suis actuellement en train de préparer les différents périples qui se profilent à l’horizon pour 2020, je me suis dit qu’il serait grand temps d’en profiter pour enfin boucler le récit de nos aventures islandaises sur le blog !

Je vous propose donc de reprendre la route avec nous au matin du 27 avril en direction de Reykjavík, la capitale, et du fameux Cercle d’Or. Mais avant cela, si vous souhaitez vous rafraîchir la mémoire, voici tous les liens vers les épisodes précédents. Et n’hésitez pas à commenter ou me poser toutes les questions que vous voulez, c’est toujours agréable de pouvoir échanger, même sur des articles plus anciens ! 😉


  1. Du Blue Lagoon à Vík et ses plages de sable noir.
  2. Cap sur la lagune glaciaire de Jökulsárlón.
  3. Au Nord toute !
  4. Baleines fantômes et aurores boréales.
  5. La péninsule de Snæfellsnes.

Nous voilà donc repartis dans notre fidèle camping-car avec une idée pas forcément très arrêtée de ce que nous souhaitons faire. Nous savons simplement qu’il nous reste 2 jours pour découvrir cette partie sud du pays, clairement la plus touristique car accessible très facilement depuis Reykjavík.
C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de la garder pour la fin de ce premier voyage en terres islandaises. Je vous explique : le temps est plutôt imprévisible dans ces contrées et nous avions peur de devoir laisser une partie de notre programme de côté. Nous avions donc gardé ces deux jours de marge pour ajuster le reste du périple et allonger certaines étapes si besoin, en nous disant que le Cercle d’Or pourrait éventuellement faire l’objet d’un nouveau voyage plus tard si nous en avions envie.

Nous quittons donc les rives du Hvalsfjördur et faisons une première étape à Mosfellsbær pour la bonne et simple que raison que je suis une tricoteuse et que je souhaite absolument visiter le magasin Álafoss afin d’admirer les pulls et rapporter de la laine, la seule chose abordable dans ce pays !
Pour la petite histoire et les fans de musique comme moi, le studio d’enregistrement de Sigur Rós, bâptisé Sundlaugin et aménagé par le groupe dans une ancienne piscine, se trouve également dans cette petite bourgade.

Nous arrivons relativement tôt au magasin et constatons déjà que le temps risque de poser problème aujourd’hui. Il neige, mais surtout le vent est très fort. Après nos petites emplettes, nous souhaitons mettre le cap sur Þingvellir (Thingvellir), prenons le début de la route, mais décidons presque immédiatement de changer de programme. Les panneaux de signalisation et l’application que nous utilisons indiquent que le vent, déjà violent, va continuer à forcir dans cette direction. Il est donc dangereux pour nous de rouler avec notre Dondon, et nous sommes donc contraint d’annuler purement et simplement la visite de Thingvellir.
Ce parc national à une vingtaine de kilomètres seulement de la capitale est pourtant un lieu chargé d’histoire, situé à la limite des plaques tectoniques américaines et européennes, dans un décor naturel à priori superbe, que nous aurions aimé découvrir. Mais tant pis, nous décidons de nous diriger vers Reykjavík afin d’y passer la journée et de poser la Dondon au camping pour la nuit.
Arrivés sur place, c’est un peu la désorganisation, nous installons notre camping-car sur un emplacement mais ne trouvons personne à l’accueil. Le temps n’arrête pas de changer, nous ne savons pas trop quoi faire.

Après une dizaine de jours et de nuits passés dans la nature, il est un peu étrange de se retrouver là et nous n’avons en réalité pas très envie d’y rester… Nous décidons alors de faire confiance à la météo qui annonce que le temps devrait finalement se dégager du côté des deux autres sites du Cercle d’Or : Geysir et Gullfoss.

Nous quittons donc sans regret le camping et mettons le cap sur « l’une des curiosités touristiques les plus célèbres d’Islande » selon mon guide Lonely Planet : le fameux Geysir, qui a fini par donner son nom à toutes les autres sources d’eau chaude jaillissantes du monde !
Si lui est en activité plus que réduite et ne montre plus vraiment le bout de son jet depuis fort longtemps (1916 apparemment), son petit compagnon, Strokkur, est par opposition presque réglé comme un coucou suisse ! En effet, toutes les 10 à 15 minutes, il projette son eau bouillonnante en hauteur, parfois jusqu’à 30 mètres. C’est honnêtement plutôt chouette à voir et malgré les touristes déjà nombreux ici en cette fin avril, cela mérite bien-sûr l’arrêt quand on passe dans le coin !
Par contre, rien à voir avec la tranquillité de la zone géothermique de Hverir au nord du pays, ici on trouve tout ce qu’il faut pour les touristes (hôtel compris maintenant puisqu’il était en construction lors de notre passage en 2017) et l’impression reste tout de même en demi-teinte par rapport à tout ce que nous avions pu voir jusqu’à maintenant.

Ce ne sera pas le cas de Gullfoss, site que nous avons adoré ! Cette double chute d’eau de 32 mètre de haut est sans conteste la plus connue du pays mais elle vaut largement le déplacement ! Le temps n’aura pas arrêté d’osciller entre de bien timides éclaircies et la pluie, le chemin descendant jusqu’au bord de la chute était en partie inaccessible, il y avait un peu de monde, mais très honnêtement, nous n’avons pas regretté une seule seconde d’être venus.
Et entre deux averses, il est possible de se mettre à l’abri dans la boutique de souvenirs très soignée, ou d’avaler une boisson chaude. Un chemin surplombant la chute est aménagé, avec plusieurs beaux points de vue (et c’est accessible en fauteuil roulant, ce qui est peu commun dans la nature sauvage islandaise).

Après ces deux étapes nous nous mettons en quête d’un endroit pour passer la nuit dans notre Dondon. L’envie d’aller faire un plouf dans la piscine géothermale de Laugarvatn se fait sentir mais en arrivant dans cette petite ville, nous hésitons alors que le temps recommence à changer et le vent à se lever de nouveau… Nous ne nous arrêtons finalement pas et continuons la route sous un vent de plus en plus fort. Lorsque nous arrivons au cratère volcanique Kerið nous ne pourrons plus redémarrer car le vent redevient dangereux ; nous resterons donc là pour la nuit pendant laquelle les rafales ne cesseront presque pas de faire tanguer le camping-car !

Le lendemain, les conditions sont toujours incertaines. Il neige, il vente. Nous décidons de passer la dernière journée à Reykjavík et d’aviser ensuite pour la nuit. Nous trouvons par chance un endroit gratuit et accessible pour poser la Dondon et commençons notre exploration à pied.

Il ne fait pas chaud et le temps est capricieux pour découvrir cette petite capitale colorée comptant moins de 130 000 habitants ! Nous commençons par Lire la suite

Mon dilemme avec la Honey Mud de May Lindstrom.

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Il y a déjà six mois de cela, le e-shop chic et écolo Bazar Bio m’a proposé de tester ce que je voulais parmi leur sélection pointue.
Beaucoup de chose me faisaient de l’œil et l’aide d’Aurélie m’a été précieuse pour affiner mon choix ! Et j’ai donc fini par me décider pour la Honey Mud de May Lindstrom.

Si je ne m’intéresse pas à la mode et que je ne suis pas les tendances (voire que je m’énerve gentiment quand des choses que j’aime depuis 20 ans se retrouvent subitement récupérées), cela ne veut pas pour autant dire que je suis insensible à l’esthétique… bien au contraire même !
Malheureusement l’univers de la cosmétique naturelle et biologique est souvent fort éloigné de mon goût pour tout ce qui est graphique et sombre, et je suis rarement très emballée par les visuels proposés. Il y a néanmoins de belles exceptions de ce côté-là (je pense notamment à Absolution ou Epicosm en France), et May Lindstrom en fait très clairement partie.

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J’ai décidé de réduire drastiquement les produits en ma possession, je suis en train d’en terminer une bonne partie, et je compte à l’avenir porter mon choix uniquement vers des choses à la fois efficaces, correspondant à mes critères éthiques, et satisfaisant également au maximum mon envie d’un beau quotidien. Ça à l’air futile, et peut-être un peu idiot comme ça, mais je suis intimement persuadée que c’est moins anodin qu’on ne le pense…
Et la Honey Mud, avec son élégant pot en verre noir remporte donc haut la main pour moi le challenge du visuel !

Du côté de l’éthique, pas grand chose à redire non plus à priori. La marque est indépendante, elle est totalement cruelty-free (mais pas entièrement vegan, elle utilise du miel comme vous vous en doutez vu le nom de mon produit) et refuse de vendre dans les pays exigeant des tests sur les animaux, ses matières premières sont soit biologiques ou biodynamiques, soit sauvages, et elle assure par ailleurs payer ses employés et fournisseurs correctement.
Pas mal de précisions sont directement accessibles sur le site de la marque, mais j’avoue ne pas avoir pris le temps de la contacter directement pour en savoir encore plus, notamment au sujet de la contribution qu’elle dit apporter à des organismes qui lui tiennent à cœur…

Du côté des jolis emballages, tout est en verre et carton recyclables ; on est donc au top ici également !

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Qu’en est-il maintenant de l’efficacité de ce produit à l’esthétique impeccable ?!
A vrai dire, je suis aujourd’hui très embêtée pour vous en parler car la Honey Mud a en effet été retirée temporairement du marché par May Lindstrom.

Sa composition irréprochable et 100% naturelle (disponible en bas de cet article) basée en majeure partie sur 2 ingrédients phares, le miel brut et l’argile blanche (et complétée par des huiles végétales et de l’argent colloïdal), a fini par montrer une faille. Il semblerait en effet que certains lots aient présenté des problèmes de fermentation, la marque supposant que des bactéries dormantes contenues dans l’argile aient pu se réveiller en trouvant les nutriments nécessaires dans le miel brut.
Les communiqués officiels à ce sujet sont accessibles ici et , et May Lindstrom travaille donc en ce moment à trouver une solution pour stabiliser la formule de cette Honey Mud qui semblait avoir conquis de nombreuses personnes.

Et je dois bien avouer que je fais partie de ces personnes ! L’utilisation du produit est extrêmement agréable et Lire la suite

Mon semi-marathon sur l’île de Skye.

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Vous commencez à me connaitre, quand il s’agit de publier un article, je suis environ rapide comme l’éclair !
Pour ne pas déroger à cette règle d’or, je viens donc aujourd’hui vous raconter avec quelques trains de retard mon expérience sur le semi-marathon de l’île de Skye, qui a eu lieu il y a tout pile deux mois… oui oui, deux mois ! Très précisément le 8 juin 2019.

Comme certain·e·s d’entre vous doivent s’en rappeler, mon histoire avec la course à pied a été quelque peu bousculée par une saleté de mononucléose à la suite de laquelle, pour continuer à filer cette belle métaphore ferroviaire, j’ai eu du mal à raccrocher les wagons.
Cela ne m’avait tout de même pas empêché d’aller frôler l’apocalypse au semi de Copenhague fin 2017, mais depuis plus rien. Niet, nada, que dalle. Pas une seule course officielle et des entrainements chaotiques et tout sauf réguliers, alors que j’avais enfin retrouvé un tout petit peu de forme physique.

Malgré tout cela, un semi bien particulier dormait toujours dans un coin de ma tête, celui de l’île de Skye au nord-ouest de l’Écosse, dans les Hébrides intérieures.
Après avoir tergiversé environ 500 ans en 2018 pour finir par ne pas m’inscrire, j’ai cette année enfin sauté le pas et acheté l’un de 1000 dossards disponibles.

Armée de mon plus beau plan d’entrainement en 10 semaines, j’ai rechaussé les baskets pour 3 sorties hebdomadaires dès le mois d’avril (une sortie tranquille ou avec dénivelé, un fractionné, et une sortie longue). Le tout complété par un peu de vélo d’appartement, une fin de saison de snowboard, des nouvelles semelles, et des étirements journaliers. Autant vous dire que j’étais au taquet dès le départ !
Peut-être un peu trop car la fin de la prépa ne s’est pas du tout déroulée comme prévue, avec un déraillement total en semaine 8.

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Je suis donc arrivée sur la ligne de départ avec une douleur à l’intérieur de la cuisse droite et en n’ayant pas couru depuis 15 jours. Autant vous dire que je n’en menais pas large, et que je ne savais pas trop si j’allais être capable de tenir la distance.
Il m’en fallait néanmoins plus que ça pour me décourager, bien trop heureuse que j’étais de courir enfin en Écosse, sur cette belle île de Skye que je commence à connaitre dans les moindres recoins !

Ici, pas de coup de pistolet pour donner le départ, on a beaucoup mieux : les Lire la suite